KrISS feed 8.7 - A simple and smart (or stupid) feed reader. By Tontof
  • Wednesday 27 June 2018 - 19:25

    Journée studieuse pour un groupe à l’usine Michelin de Blanzy (71) avec une formation Raspberry Pi. Après une découverte du Raspberry Pi et de ses possibilités dans le monde industriel et chez les makers, l’après midi a été consacré à des exercices pratiques avec des Raspberry Pi.

    L’usine Michelin de Blanzy (71)

    Michelin est implanté dans 60 pays. L’usine Michelin de Blanzy est l’un des sites industriels de la société, spécialisé dans la production de pneus de génie civil (Gros poids lourd et petit génie civil).

    A l’entrée de l’usine, un pneu Michelin fabriqué sur un autre site donne une idée de la taille des produits.

    Images FR3 – Extraites de la vidéo ci-dessous

    100.000 pneus, destinés aux engins de génie civil, sortent chaque année des lignes de production.

    La digitalisation : pour améliorer la production

    Michelin travaille en permanence à l’amélioration de sa production. Un des moyens choisis est la traçabilité complète de la fabrication d’un pneu. L’ensemble des composants du pneu est tracé, et pour aller plus loin, la société souhaite enregistrer également les conditions dans lesquelles chaque pneu est fabriqué. Ceci afin de pouvoir analyser les éventuels défauts en disposant de toutes les informations utiles.

    Les participants à la formation + Babbage :) posent devant le pneu présenté à l'entrée de l'usine

    Les participants à la formation Raspberry Pi + Babbage 🙂 posent devant le pneu présenté à l’entrée de l’usine

    Le site de Blanzy est un des 15 sites retenus au niveau mondial pour travailler sur le projet “Digitalisation”. C’est le site pilote pour tester des solutions de digitalisation des données de process. Le groupe UMO 4.0 a participé à cette plateforme d’initiation. L’idée à terme est que la digitalisation soit une des composantes de la plateforme Data lake. Cette base de données consignera toutes les informations relatives à la fabrication. Par la suite il sera possible d’extraire les données pertinentes pour assurer la traçabilité des conditions climatiques de fabrication (par exemple) pour retracer l’origine d’un défaut. Le but final est de maîtriser et améliorer la production.

    La formation Raspberry Pi

    Présentation

    En début de matinée, j’ai présenté une conférence. Caractéristiques techniques du Raspberry Pi, les différents modèles y compris le compute module puis présentation d’applications en milieu industriel, hospitalier et maker. J’ai terminé sur le projet RaspiFouine puis avec les AstroPi embarqués dans l’ISS.

    J’ai ensuite installé un certain nombre de projets. Si vous êtes déjà venu(e) sur le stand framboise314… vous les connaissez ! Il y avait en particulier le démonstrateur MQTT que j’ai présenté récemment sur le blog.
    Nous avons également parlé Arduino avec 2 cartes une UNO et une Mega 2560, équipées d’une carte multifonction.

    Il a été question en discussion de l’IoT et en particulier de LORA puisqu’une passerelle équipe le site de Blanzy.

    L’atelier Raspberry Pi – Script shell

    L’après midi  a été consacré à des ateliers pratique. Chaque groupe est doté d’une maquette comportant un Raspberry Pi, une breadboard, un schéma du GPIO et un sachet de composants. Le but étant de découvrir le fonctionnement du Raspberry Pi. On commence par “Hello Word” pour les électroniciens : Allumer une LED.

    La première étape est d’allumer la LED directement sur l’alimentation, avec une résistance de 330 Ω.

    Ensuite on connecte la LED sur un port GPIO et on allume/éteint la LED en ligne de commande, avant de réaliser un script shell pour faire clignoter la LED.

    Carte mutifonction sur Arduino Mega – Le programme est une pendule numérique.

    On peut ensuite modifier la durée de l’allumage et de l’extinction de la LED.

    C’est la lecture de la position d’un bouton poussoir qui vient ensuite.

    Une boucle permet de lire l’état du bouton de façon répétitive.

    La lecture d’un capteur de température DS18B20 permet d’afficher la température relevée par le composant.

    Un servo moteur est actionné en ligne de commande puis piloté par des boutons poussoirs. Ici les deux boutons vont faire tourner le servomoteur dans un sens puis dans l’autre (voir la vidéo).

    L’ensemble des participants a pu réaliser les exercices proposés, l’entraide et la discussion ont favorisé les échanges.
    Bon, les premiers exercices ne fonctionnaient pas ! Normal, il y avait des erreurs dans les programmes qu’il fallait retrouver pour que ça fonctionne 🙂

    Quelques exemples de projets

    Vidéo FR3 : Michelin Blanzy

    Conclusion

    J’ai beaucoup apprécié cette journée pendant laquelle j’ai pu promouvoir notre framboise au sein d’une grande entreprise. Les retours que j’en ai eu montrent que le Raspberry Pi et ses possibilités ont été bien reçus tout au long de la journée.
    Un grand merci à Christophe, responsable informatique du site, que j’avais rencontré lors des portes ouvertes du FabLab de Montagny près Louhans et qui m’a invité. Merci à tous les participants pour leur accueil très chaleureux et leur implication dans les ateliers 🙂 Merci également à Michelin pour avoir accueilli cette journée de formation.

    Le groupe devant le pneu exposé à l’entrée du site.

     

    Cet article Journée Raspberry Pi chez Michelin a été publié en premier sur Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française.....

  • Saturday 30 June 2018 - 16:25

    Le boîtier NesPi Case avait été un demi échec car le bouton Power coupait “sauvagement” l’alimentation du Raspberry Pi qu’on y avait installé. Cela posait problème, en particulier avec des consoles de retrogaming qui ne voulaient plus démarrer par la suite. J’ai testé la nouvelle version “NesPi Case +” qui embarque un système de gestion d’alimentation et un pilotage de l’arrêt par un script. On constatait aussi la présence d’un éclair en haut à droite de l’écran (sous tension)

     

    NesPi Case + un boîtier aux allures de NES pour le Raspberry Pi

    ============= Article sponsorisé =============

    TomTop m’a proposé de tester ce boîtier pour les lecteurs de framboise314, ce que j’ai accepté avec plaisir. Comme d’habitude je n’ai pas d’affiliation avec TomTop et je ne touche rien sur les ventes. Le boîtier est proposé, au moment où j’écris ces lignes, à 15,91€.

    Le Nintendo NES originale

    NesPi Case + un boîtier aux allures de Nintendo NES, une console de jeux 8 bits sortie en 1983 et vendue à près de 62 millions d’unités ! A l’origine, la NES mesurait 25,4 cm de largeur × 20,3 cm de longueur × 6,4 cm de hauteur. Sa copie affiche des dimensions plus réduites et adaptées à notre framboise : 120 x 90 x 40 mm environ, les dimensions sont à peu près divisées par 2. Il est évident que pour les fans de rétrogaming ce boîtier est incontournable 🙂

    Réception et déballage du boîtier NesPi Case +

    Le NesPi Case + est arrivé dans une boîte en carton épais, bien protégé. A l’intérieur la’emballage du boîtier a lui-même des allures de Nintendo NES… Amusant

    On retrouve sur l’emballage la trappe, les boutons et la LED, ainsi que les prises USB.

    Une fois la boîte en carton ouverte, la console sort comme un tiroir, protégée dans un carton épais et rigide. L’exemplaire que j’ai reçu n’a absolument pas souffert du transport.

    Sous le boîtier NesPi Case +, on découvre une notice. Un peu comme pour celles du marchand de meubles suédois, il n’y a pas de texte, mais les dessins sont explicites. Vous trouverez plus loin dans l’article une copie de cette notice.

    Pour les tests, le sort a désigné… un Raspberry Pi 3 B+. C’est celui qui se trouvait en attente sur mon bureau. Juste la main à tendre 🙂

    La notice de montage du NesPi Case +

    Cliquez pour agrandir

    Cliquez pour agrandir

    La notice est un recto-verso. Les schémas de montages sont clairs et la visserie à utiliser ainsi que les emplacements des vis sont clairement indiqués.

    Ouverture du boîtier NesPi Case +

    Pour ouvrir le boîtier il suffit de séparer les parties haute et basse. On trouve à l’intérieur un sachet.

    Le sachet renferme un tournevis, 2 vis de fixation du Raspberry Pi ainsi que 6 vis pour fermer le boîtier.

    A l’avant, cachées par la trappe quand le boîtier est monté, on identifie la prise réseau (à droite) et deux prises USB. Tout à gauche des fils de couleur, reliés à une prise qui viendra sur le port GPIO.

    A l’arrière l’entrée d’alimentation. C’est la plaquette verte en bas à gauche, marquée USB_3 (ce n’est qu’un marquage, le Raspberry Pi est toujours en USB 2 😉 ).
    Il y a également la prise RJ45 Ethernet et une prise USB à connecter sur le Raspberry Pi. Ce sont ces prises qui vont renvoyer l’USB et le réseau sur la carte du boîtier, puis sur les prises extérieures.

    Montage du Raspberry Pi dans le boîtier NesPi Case +

    Mettez soigneusement le Raspberry Pi en place. Alignez les trous de montage sur les trous du boîtier. Ça ne force pas du tout. Connectez le réseau et l’USB, puis le câble qui rejoint le GPIO. (voir ci-dessous)

    Pour connecter le câble sur le GPIO, repérez le côté qui a deux emplacements vides. sur le connecteur. C’est ce côté qui vient vers le marquage GPIO de la carte. Le fil rouge est en haut à droite, connecté à la broche 2 (+5v). Attention au montage, le connecteur doit être monté à partir des broches 1 et 2, tout en haut du connecteur GPIO de la carte. Il ne faut pas décaler le connecteur sous peine de destruction du Raspberry Pi ou du NesPi Case +, car c’est la carte du NesPi Case + qui amène l’alimentation sur le GPIO.

    Autorisation de l’arrêt automatique

    Sous la carte du boîtier, vous remarquerez un interrupteur à glissière. A la livraison il est positionné sur OFF (ci-dessus). Cela indique à la carte électronique de ne pas avertir le Raspberry Pi d’une prochaine coupure de l’alimentation.

    Si vous passez cet interrupteur sur ON (ci-dessus), vous autorisez le fonctionnement automatique. La carte prévient le Raspberry Pi via un port GPIO que l’alimentation va se couper. Le Raspberry Pi exécute un script qui provoque un arrêt “propre” du système. Lorsque le système est arrêté, l’alimentation se coupe.

    Fixation du Raspberry Pi dans le boîtier NesPi Case +

    Mettez en place et serrez les deux petites vis de fixation du Raspberry Pi . Elles viennent de part et d’autre du connecteur GPIO.

    Mise en place des radiateurs

    J’ai pris l’option d’équiper le Raspberry Pi 3 B+ avec des radiateurs. Ils se collent simplement avec du double face thermique.

    Un ventilateur pour NesPi Case +

    Parfois on a des idées aussi sottes que grenues… Comme le boîtier est pourvu d’un clip destiné à recevoir un ventilateur de 30mm. Comme j’avais un LD3007MS, je l’ai clipsé et raccordé sa prise à la prise FAN de la carte du boîtier. Le fil rouge va sur la broche +.
    Je dis que l’idée n’est pas terrible car ce petit machin tourne vite et il est plutôt bruyant. Par contre, alors que la température actuelle sur mon plan de travail dépasse les 26 degrés, la température du processeur en fonctionnement “normal” reste aux alentours de 44°C. En lecture de vidéo on monte à un peu plus de 50°C.
    J’arrive à baisser un peu le niveau de bruit en mettant le boîtier sur la tranche mais ce n’est pas super quand même. Donc si vous voulez ventiles, trouvez vous un ventilateur silencieux ;).

    Assemblage final

    Pour terminer le montage du boîtier NesPi Case +, il vous retera à visser les 6 vis situées sous le boîtier. Vous êtes prêt(e) pour les tests 🙂

    Le script d’arrêt automatique

    Installation et modification si vous n’utilisez pas de console retrogaming

    Shutdown automatique pour NesPi Case + - Script en Python

    Cliquez pour ouvrir le fichier

    Le script d’arrêt “propre” du Raspberry Pi est disponible en ligne sur le GitHub de RetroFlag. Son utilisation nécessite que le switch “SAFE SHUTDOWN” sur le circuit imprimé du boîtier soit positionné sur ON.

    Il y a aussi un script d’installation qui vous permet d’installer tout ça avec une ligne de commande si vous utilisez RetroPie :

    wget -O - "https://raw.githubusercontent.com/RetroFlag/retroflag-picase/master/install.sh" | sudo bash

    Le script fonctionne aussi avec RacalBox :

    wget -O - "https://raw.githubusercontent.com/RetroFlag/retroflag-picase/master/recalbox_install.sh" | sudo bash

    Nota : comme je ne suis pas un gamer… j’ai installé la version RetroPie, puis dans le script j’ai supprimé ce qui est encadré en rouge sur le script ci-dessus. J’ai conservé le délai de 5 secondes avant de lancer la procédure d’extinction mais ce n’est pas obligatoire… Si vous avez expérimenté ce script avec des consoles de jeu sur Raspberry Pi, vos commentaires seront les bienvenus.

    Pour modifier le script SafeShutdown.py c’est dans /opt/RetroFlag que ça se passe. Ouvrez le script avec sudo pour le modifier.

    pi@raspberrypi:~ $ cd /opt/RetroFlag
    pi@raspberrypi:/opt/RetroFlag $ ls
    SafeShutdown.py
    pi@raspberrypi:/opt/RetroFlag $ sudo nano SafeShutdown.py

    Et… ça fonctionne ?

    Ma foi… oui, avec Raspbian ça fonctionne bien. Comme le montre la vidéo ci-dessus : On appuie sur le bouton POWER. Le Raspberry Pi démarre normalement. On appuie sur le bouton POWER pour le mettre en position “Arrêt”. La LED clignote, le script se lance et arrête proprement le système, puis la carte coupe l’alimentation du Raspberry Pi. On a donc un arrêt dans des conditions tout à fait acceptable, et une coupure réelle de l’alimentation du Raspberry Pi.

    Le tour du propriétaire

    Le boîtier NesPi Case + prêt à l’emploi. Les deux prises USB en face avant sont celles du clavier et de la souris, mais sur une console de rétrogaming, on pourrait brancher des manettes.

    Le Bouton POWER avec la LED d’alimentation. Le bouton RESET a un rôle particulier avec RecalBox.
    Une pression courte RESET le jeu comme le faisait la console d’origine.
    Une pression longue éteint RecalBox proprement, comme si on faisait START > Quitter > Redémarrer.

    Mise à jour Recalbox > 18.02.09

    Depuis la mise à jour 18.02.09, les power scripts ont évolué, pour vous offrir plus de possibilités ! Désormais, en suivant la même méthode expliquée précédemment, vous allez pouvoir…

    Avec le Bouton POWER (PIN 5 + GROUND)

    • Pression courte (éteint) : allumer votre Recalbox
    • Pression courte (allumé) : quitter l’émulateur en cours et revenir au menu principal
    • Pression longue (allumé) : éteindre proprement votre Recalbox (équivaut à faire START > Quitter > Éteindre normalement)

    Avec le Bouton RESET (PIN 3 + GROUND)

    • Pression courte (éteint) : –
    • Pression courte (allumé) : Reset le jeu, comme à l’époque sur la console
    • Pression longue (allumé) : Redémarrer votre Recalbox (équivaut à faire START > Quitter > Redémarrer)

    Vous aurez plus de détails sur le Wiki RecalBox.

    Les deux prises USB situées en bas à droite de la face avant.

     Pour accéder aux deux prises USB supplémentaires et à la prise Ethernet RJ45, il faut ouvrir la trappe .

     

    A l’arrière du boîtier on trouve la prise d’alimentation, la sortie vidéo HDMI et la sortie son/vidéo analogique.

    La carte microSD se glisse facilement dans son logement.

    RetroFlag a prévu un emplacement sous la console pour stocker vos cartes SD. Cela permettra de passer d’une émulation retrogaming à une autre facilement.

    Conclusion

    Le boîtier NesPi Case + est vraiment une amélioration du précédent modèle. Je l’utilise depuis plusieurs jours et je n’ai jamais vu apparaître l’éclair jaune indiquant la surtension. RetroFlag a amélioré la chose… soit en modifiant son électronique, soit en augmentant le diamètres des fils, mais ça fonctionne.

    La fonction d’arrêt “propre” est également très appréciable, puisqu’on a la garantie de mettre fin à l’activité du système d’exploitation sans prendre le risque qu’il ne démarre pas la prochaine fois 🙂 De plus l’alimentation du Raspberry Pi est coupée en fin de séquence, ce qui ne peut être que bénéfique.

    N’étant pas joueur, je n’ai pas de RecalBox installée à demeure et je n’ai pas testé les fonctions intégrées à cette distribution. Si vous en avez eu l’occasion, n’hésitez pas à faire un retour d’expérience pour les lecteurs du blog. Les commentaires sont faits pour ça. Vous pouvez également dire ce que vous pensez de ce boîtier si vous l’utilisez depuis longtemps. Vous aurez plus de recul que moi.

    J’ai bien aimé l’arrêt du système et l’extinction complète de l’alimentation du Raspberry Pi. Je suis moins satisfait de la disposition des prises, en particulier sous la trappe. Ca ne posera pas de souci si vous vous connectez en WiFi. Par contre pour une utilisation basique en rétrogaming pas besoin d’ouvrir la trappe, la prise HDMI et l’alimentation sont à l’arrière et on peut brancher 2 manettes à l’avant. Pas de souci avec le WAF si on veut poser la console à proximité de la télé 😉

    Merci à TomTop de m’avoir proposé cet essai. Vous pouvez visiter la page du boîtier NesPi Case + sur leur site en cliquant sur ce lien.

    Sources

    BOUM : RetroFlag annonce le NesPi Case+ !!

     

     

     

     

    Cet article Test du boîtier NesPi Case + avec un Raspberry Pi 3 B+ a été publié en premier sur Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française.....

  • Sunday 01 July 2018 - 15:20

    Quand on se lance dans l’électronique avec le Raspberry Pi ou l’Arduino, tôt ou tard il faut investir dans un fer à souder. Bin oui… mais comment souder pour que les connexions résistent ? Lorsque j’ai vu ce tutoriel sur la soudure de MakerSpaces, j’ai tout de suite demandé si je pouvais le traduire pour les lecteurs de framboise314. Andrew, fondateur et CEO de MakerSpaces m’a immédiatement donné le vert ! Merci Andrew 🙂

    Cliquez pour obtenir des informations sur les niveaux

    La soudure est une opération classique en électronique. Il est impératif d’accompagner les jeunes, enfants et ados lors de ces opérations. La présence d’un adulte est obligatoire.

    Comment bien souder : Le Guide du débutant

    L’opération pratiquée en électronique est bien une brasure. Mais depuis des décennies les électroniciens emploient le terme de soudure. Je maintiendrai ici cette tradition 😉

    MakerSpaces propose en téléchargement un EBOOK gratuit [en anglais] de 17 pages sur cette technique de soudure en électronique.

    La version française est disponible sur la page des ebook de framboise314.

    Tutoriel sur la soudure

    Souder correctement est une compétence fondamentale que tout maker doit maîtriser. Dans ce tutoriel sur la soudure, vous trouverez les connaissances de base sur les fers à souder, les stations de soudage, les types de soudure, le dessoudage et les conseils de sécurité. Que vous construisiez un robot ou que vous travailliez avec Arduino, savoir souder vous sera très utile.

    C’est quoi, la soudure ?

    Si vous  démontez un appareil électronique qui contient une carte de circuit imprimé, vous verrez que les composants sont fixés à l’aide de soudures. La soudure est le processus d’assemblage de deux ou plusieurs pièces électroniques, réalisé en faisant fondre la soudure autour de la connexion. La soudure est un alliage métallique et lorsqu’elle refroidit, elle crée une liaison solide et conductrice de l’électricité  entre les pièces. Si la soudure peut créer une connexion permanente, elle peut également être enlevée à l’aide d’un outil de dessoudage comme décrit plus bas.


    Outils utilisés

    La bonne nouvelle lorsque vous décidez d’apprendre à souder, c’est que vous n’avez pas besoin de beaucoup de matériel pour commencer. Vous trouverez ci-dessous les outils et les matériaux de base dont vous aurez besoin pour la plupart de vos projets nécessitant des soudures.

    Fer à souder

    Un fer à souder est un outil à main qui se branche dans une prise secteur 220 v alternatif et chauffe pour faire fondre la soudure sur des connexions électriques. On trouve aussi des modèles se connectant sur un port USB mais ils n’ont que 8 watts de puissance, ce qui est parfois insuffisant.
    C’est l’un des outils les plus importants utilisés pour la soudure et il en existe plusieurs variantes qui peuvent avoir la forme d’un stylo ou d’un pistolet. Pour les débutants, il est recommandé d’utiliser un fer à souder de 15W à 30W. La plupart des fers à souder ont des pointes interchangeables (aussi appelées “pannes“) qui peuvent être utilisées selon le type de soudage à réaliser. Soyez très prudent lorsque vous utilisez n’importe quel type de fer à souder car certains peuvent chauffer jusqu’à plus de 400°C, ce qui est extrêmement chaud.

     

    Station de soudage

    Une station de soudage est une version plus avancée du stylo à souder autonome de base que nous venons de voir. Si vous pensez faire beaucoup de soudure, c’est ce qu’il vous faut car ces appareils offrent plus de flexibilité et de contrôle des opérations.

    L’avantage principal d’une station de soudage est la possibilité d’ajuster avec précision la température du fer à souder, ce qui est idéal pour une grande variété de projets.

    Ces stations peuvent également créer un espace de travail plus sûr car certaines incluent des capteurs de température avancés, des réglages d’alerte et même une protection par mot de passe pour la sécurité.

    Les pannes de fer à souder

    A l’extrémité de la plupart des fers à souder, il y a une partie interchangeable connue sous le nom de panne de fer à souder. Il y a beaucoup de modèles de pannes qui présentent une grande variété de formes et de tailles. Chaque modèle de panne est utilisé dans une situation spécifique et il offre des avantages par rapport aux autres modèles. Les pannes les plus courantes que vous utiliserez dans les projets électroniques sont la panne conique et la panne biseautée.

    Panne conique – Utilisée dans la soudure électronique de précision en raison de sa pointe fine. Grâce à son extrémité pointue, elle est capable de fournir de la chaleur à des zones plus petites sans affecter leur environnement.

    Panne biseautée – Cette panne est bien adaptée à la soudure de fils ou d’autres composants de plus grande taille en raison de sa large pointe plate.

    Image Sparkfun.com

    Éponge en laiton ou éponge conventionnelle

    L’utilisation d’une éponge vous aidera à garder la panne de fer à souder propre, en éliminant l’oxydation qui s’y forme. Les pointes oxydées deviennent noires et n’acceptent pas la soudure comme c’était le cas lorsqu’elles étaient neuves.

    Vous pouvez utiliser une éponge normale humidifiée, mais cela a tendance à raccourcir la durée de vie de la pointe en raison de l’expansion et de la contraction à laquelle elle est soumise. De plus, une éponge humide fait baisser momentanément la température de la panne lorsqu’elle est essuyée.

    Une meilleure solution est d’utiliser une éponge en laiton comme celle-ci. La panne n’est pas soumise à de fortes variations de température et s’abime moins vite.

    Support de fer à souder

    Un support de fer à souder est quelque chose de très simple, mais c’est très utile et pratique sur un établi. Ce support permet d’éviter que l’embout de fer chaud n’entre en contact avec des matériaux inflammables ou ne cause des blessures accidentelles à la main. Il est également possible qu’un fer à souder de forme stylo posé sur un établi roule et tombe sur vos jambes. Au mieux vous gagnez un pantalon abimé, au pire une belle brûlure, soit sur la jambe, soit à la main en essayant de rattraper le fer à souder… La plupart des supports de fer à souder sont équipés d’une éponge classique ou d’une éponge en laiton pour le nettoyage de la panne.

    Soudure

    La soudure est un alliage métallique qui est fondu pour créer une liaison permanente entre les pièces électriques. Il existe en deux versions, avec ou sans plomb, les diamètres de .032″ (0,8 mm) et .062″ (1,6 mm) étant les plus courants. À l’intérieur du fil de soudure se trouve un matériau connu sous le nom de flux qui aide à améliorer le contact électrique et la résistance mécanique. Le flux de soudure élimine l’oxydation présente sur le cuivre de la pastille et sur le fil. Il permet donc à l’étain de mieux accrocher sur ces matériaux. Il augmente le pouvoir d’absorption par capillarité : l’étain s’insinue dans les plus petites ouvertures, entre les brins des fils… et s’étale spontanément sur une grande surface.

    Pour la soudure électronique, le type le plus couramment utilisé est la soudure à la colophane sans plomb. Ce type de soudure est généralement constitué d’un alliage étain/cuivre. Vous pouvez aussi utiliser de la soudure au plomb 60/40 (60% d’étain, 40% de plomb), mais cela devient moins populaire en raison des problèmes de santé engendrés par le plomb (saturnisme), ainsi que de la réglementation. Si vous utilisez de la soudure au plomb, assurez-vous d’avoir une bonne ventilation, de ne pas respirer les vapeurs et de vous laver correctement les mains après usage.

    Lorsque vous achetez de la soudure, assurez-vous de NE PAS choisir une soudure à l’acide car cela endommagerait vos circuits et vos composants. La soudure à l’acide est vendue dans les magasins de bricolage et est principalement utilisée pour la plomberie et le travail des métaux.

    Comme nous l’avons déjà mentionné, la soudure existe en plusieurs diamètres différents. La soudure de diamètre plus épais (1,6 mm) est pratique pour souder des surfaces importantes plus rapidement, mais elle peut rendre difficile la réalisation de petites soudures . Pour cette raison, c’est une bonne idée d’avoir les deux tailles sous la main pour réaliser vos différents projets.

    Troisième main

    La “troisième main” est un appareil équipé de 2 pinces crocodile ou plus et parfois d’une loupe et/ou d’un éclairage intégré. Ces pinces vous aideront à tenir les éléments que vous voulez souder avec votre fer à souder et de la soudure. C’est un outil très utile pour tous les “makers”.

    Souder en toute sécurité

    Maintenant que vous savez quels outils et matériaux sont nécessaires, il est temps de parler des moyens de souder en sécurité.

    Les fers à souder peuvent atteindre des températures de plus de 400°C. Il est donc très important de savoir où se trouve votre fer à souder à tout moment. Nous vous recommandons d’utiliser systématiquement un support de fer à souder pour éviter les brûlures ou autres dommages accidentels.

    Assurez-vous que vous soudez dans un endroit bien ventilé. Lorsque la soudure est chauffée, les vapeurs dégagées sont nocives pour les yeux et les poumons. Il est recommandé d’utiliser un extracteur de fumées qui est un ventilateur avec un filtre à charbon actif qui absorbe les fumées nocives.

    Portez également des lunettes de protection qui protègeront vos yeux en cas de projection accidentelle de soudure brûlante. Enfin, assurez-vous de vous laver correctement les mains lorsque vous avez fini de souder, surtout si vous utilisez de la soudure au plomb.

    L’étamage de la panne

    Avant de commencer à souder, vous devez préparer votre fer à souder en étamant la panne avec de la soudure. Ce processus aidera à améliorer le transfert de chaleur du fer à souder vers le composant que vous soudez. L’étamage aidera également à protéger la pointe et à réduire son usure.

    Étape 1 : Commencez par vous assurer que la panne est bien fixée au fer à souder, et que l’embout est vissé fermement et bien fixé.

    Étape 2 : Allumez votre fer à souder et laissez-le chauffer. Si vous avez une station de soudage avec un contrôle de température réglable, réglez-la à 400°C.

    Étape 3 : Essuyez la panne du fer à souder sur une éponge humide pour la nettoyer. Attendez quelques secondes que la pointe chauffe à nouveau avant de passer à l’étape 4.

    Étape 4 : Tenir le fer à souder dans une main et la soudure dans l’autre. Touchez la pointe du fer à souder avec la soudure et assurez-vous que la soudure s’écoule uniformément autour de la pointe.

    Il faut absolument étamer la panne de votre fer à souder avant et après chaque soudure pour prolonger sa durée de vie. Malgré tout, toutes les pannes s’usent et doivent être remplacées lorsqu’elle deviennent rugueuses ou piquées. Elles ne permettent plus de réaliser des soudures correctes et l’argent que vous dépenserez en remplaçant votre panne de fer à souder sera largement compensé par le temps gagné par la suite (pannes, mauvais contacts, soudures sèches etc.)

    Comment souder

    Pour mieux expliquer comment souder, nous allons vous le montrer avec une application réelle. Dans cet exemple, nous allons souder une LED à un circuit imprimé. (les commentaires de la vidéo sont en anglais mais les images parlent d’elles-mêmes)

    Étape 1 : Monter le composant – Commencez par insérer les fils de la LED dans les trous de la carte de circuit imprimé. Retournez la carte et pliez les fils vers l’extérieur suivant un angle de 45°. Cela permettra au composant d’établir une meilleure connexion avec la pastille de cuivre et surtout d’éviter qu’il ne tombe pendant la soudure.

    Étape 2 : Chauffer la jonction – Mettez votre fer à souder en chauffe, et s’il est muni d’un réglage de température, réglez-le sur 400°C. Maintenant étamez légèrement l’extrémité de la panne (pour augmenter le contact thermique) et appuyez la sur la pastille en cuivre ET sur le fil simultanément. Vous devrez maintenir le fer à souder en place pendant 3 à 4 secondes afin de chauffer la pastille de circuit imprimé et le fil.

    Étape 3 : Appliquer la soudure à la jonction – Continuez de maintenir le fer à souder sur la pastille en cuivre et le fil puis toucher la jonction avec la soudure. IMPORTANT – Ne mettez surtout pas la soudure directement sur la panne du fer à souder mais DE L’AUTRE COTÉ. La jonction doit être suffisamment chaude pour faire fondre la soudure lorsqu’elle la touche. Si la jonction pastille/fil est trop froide, la soudure établira une mauvaise connexion.

     

    Étape 4 : Coupez les fils – Enlevez le fer à souder et laissez la soudure refroidir naturellement. Ne soufflez pas sur la soudure car cela provoquerait une mauvaise connexion. Une fois l’ensemble refroidi, vous pouvez couper le fil excédentaire.

    Une bonne soudure doit être lisse, brillante et ressemble à un volcan ou à un cône. Il faut apporter juste assez de soudure pour couvrir toute la jonction, mais pas trop pour qu’il ne se forme pas une boule ou que la soudure déborde sur un fil ou sur une pastille de circuit imprimé proche.

    Le conseil du pro
    Entraînez vous à souder sur des chutes de circuits avec des résistances (ça ne coute pas cher). L’opération doit devenir une sorte de “réflexe” et plus vous pratiquerez plus vos soudures seront jolies 🙂

    Comment souder des fils

    Maintenant, nous allons vous expliquer comment souder des fils ensemble. Pour ce processus, il est recommandé d’utiliser une troisième main ou un autre type de dispositif de serrage/maintien.

    Commencez par retirer l’isolant des extrémités des deux fils que vous voulez souder ensemble. Si le fil est multibrins, torsadez le avec vos doigts.

    Assurez-vous que votre fer à souder est suffisamment chaud (faites fondre un peu de soudure dessus, de plus ça améliorera le contact thermique) et touchez la partie dénudée du fil avec la panne du fer à souder. Maintenez-la sur le fil pendant 3-4 secondes. Sur du fil très fin, ou si la gaine du fil est sensible à la chaleur et fond, réduisez le temps de contact.

    Gardez le fer à souder en contact avec le fil et mettez la soudure en contact avec le fil (PAS AVEC LA PANNE). Ajoutez de la soudure jusqu’à ce la partie visible du fil soit entièrement étamée (couverte de soudure).
    Faites la même opération sur l’autre fil.

    Maintenez les deux fils étamés l’un contre l’autre l’autre, déposez un peu de soudure sur la panne du fer à souder (meilleur contact thermique) et touchez les deux fils avec la panne du fer à souder. Cela doit faire la soudure qui s’étale alors uniformément sur les deux fils. Éventuellement ajoutez un peu de soudure si les fils ne sont pas recouverts.

    Retirez le fer à souder et attendez quelques secondes pour que la soudure refroidisse et durcisse. Ne soufflez surtout pas dessus ! Utiliser un morceau de gaine thermorétractable thermorétractable pour recouvrir la connexion.

    Nettoyage des soudures

    L’opération de soudure laisse autour de la soudure des traces du flux qui se trouve au cœur du fil de soudure. Il reste parfois également des “scories”, genre de cendres noires qui détériorent l’aspect du circuit imprimé.
    Il existe des solutions de nettoyage comme ce nettoyant de flux de soudure. Son emploi nécessite d’importantes précautions et un respect strict des règles de sécurité :

    Dangereux, respecter les précautions d’emploi. Aérosol extrêmement inflammable. Récipient sous pression: peut éclater sous l’effet de la chaleur. Provoque une sévère irritation des yeux. Peut provoquer somnolence ou vertiges. Nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme.

    • P102 : Tenir hors de portée des enfants
    • P210 : Tenir à l’écart de la chaleur / des étincelles / des flammes nues / des surfaces chaudes. – Ne pas fumer
    • P211 : Ne pas vaporiser sur une flamme nue ou sur toute autre source d’ignition
    • P251 : Récipient sous pression : ne pas perforer, ni brûler, même après usage
    • P261 : Éviter de respirer les poussières / fumées / gaz / brouillards / vapeurs/aérosols
    • P271 : Utiliser seulement en plein air ou dans un endroit bien ventilé
    • P410 + P412 : Protéger du rayonnement solaire. Ne pas exposer à une température supérieure à 50°C/122°F
    • P501 : Éliminer le contenu/récipient conformément à la réglementation locale/régionale/nationale/internationale
    • H222 : Aérosol extrêmement inflammable
    • H229 : Récipient sous pression: peut éclater sous l’effet de la chaleur
    • H319 : Provoque une sévère irritation des yeux
    • H336 : Peut provoquer somnolence ou des vertiges
    • H412 : Nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme

    Ces produits sont utilisés dans l’industrie, normalement avec les précautions requises (?). Pour une utilisation personnelle, c’est vous qui voyez…

    Pour aller plus loin

    La soudure est utilisée dans de nombreux autres domaines que celui des makers. Lorsqu’il s’agit de matériel destiné à être soumis à de fortes contraintes ou ne devant pas tomber en panne (spatial, aéronautique, médical, automobile…) des contraintes sévères régissent la réalisation manuelle des soudures (il en reste qui ne sont pas réalisée par des machines 🙂 . Vous pouvez en découvrir un exemple avec ce référentiel du CNES.

    Cliquez pour accéder au document .PDF

    Vous pouvez également consulter cette “bible” de la NASA, en particulier à la page 72 😉

    Cliquez pour accéder au document .PDF

    Vous y découvrirez en particulier cette méthode utilisée pour relier 2 fils bout à bout.

    Raccordement de deux fils – NASA

    Ayant travaillé plusieurs années dans la maintenance informatique/électronique aéronautique embarquée, j’ai toujours été très sensible à ce genre de considération et à la qualité des soudures.

    Cliquez pour accéder au document PDF

    Pour aller plus loin dans les notions de sécurité lors des opérations de soudure, vous lirez avec intérêt cette fiche de l’INRS qui relève les différents risques susceptibles d’être rencontrés.
    (merci à Geo pour ces informations)

    Dessoudage

    L’avantage de l’utilisation de la soudure, c’est qu’elle peut être facilement enlevée par une technique connue sous le nom de dessoudage. Ceci est pratique si vous avez besoin de retirer un composant pour le remplacer ou d’apporter une modification à votre circuit électronique.

    Pour enlever une soudure joint, vous pouvez utiliser de la tresse à dessouder. C’est une tresse en cuivre ou en laiton qui va absorber la soudure par capillarité.

    Étape 1 – Placez un morceau de tresse à dessouder sur le dessus de la soudure que vous voulez enlever.

    Étape 2 – Vérifiez que votre fer à souder est chaud, appliquez la panne sur la tresse. Ça va chauffer la soudure en dessous, qui sera ensuite absorbée dans la tresse de dessoudage par capillarité.

    Dessoudage d’une LED

    Vous pouvez ensuite enlever la tresse pour vérifier que la soudure a bien été enlevée. Si besoin, renouvelez l’opération. Éliminez le morceau de tresse utilisé avec une pince coupante. Faites attention en touchant la tresse car elle devient très chaude et vous risquez de vous bruler. 

    Facultatif – Si vous avez beaucoup de soudures à enlever, vous pouvez utiliser un dispositif appelé aspirateur de soudure. ou pompe à dessouder. Il s’agit d’un aspirateur mécanique portatif qui aspire la soudure à chaud lorsqu’on appuie sur un bouton. Cela crée une dépression dans le cylindre et la soudure est aspirée.

    Pour l’utiliser, enfoncez le piston de la pompe à dessouder jusqu’à son verrouillage. Chauffez la soudure avec votre fer à souder jusqu’à ce qu’elle fonde. Placez la pointe (généralement en téflon) de la pompe à dessouder sur la soudure fondue. Appuyez sur le bouton de déverrouillage pour aspirer la soudure liquide. Pour vider l’aspirateur de soudure, appuyez sur le piston en vous écartant des cartes de circuit imprimé pour éviter les court-circuits. De temps en temps il faudra démonter la pompe et procéder à un nettoyage plus poussé.

    Enfin, il existe également des “stations de dessoudage”  automatique. Ici l’action mécanique du piston est remplacée par une pompe à vide. Le niveau de vide est réglable (bouton VACUUM). On peut également régler la température du fer. Le fer est doté d’une panne creuse. Un bouton situé sur le manche du fer permet de déclencher la pompe à vide. Un filtre situé à la sortie de la panne retient les morceaux de soudure et facilite le nettoyage. Son prix est plus élevé que celui de la pompe mécanique.

    Conclusion

    J’espère que ce tutoriel sur la soudure fournira les informations nécessaires à ceux qui veulent se lancer dans des réalisations nécessitant des soudures, et pourquoi pas dans les associations ou les FabLab. N’hésitez pas à faire un retour de votre expérience avec ce guide. Les commentaires ci-dessous sont là pour ça 🙂

    Ne vous arrêtez pas trop vite. Au début c’est normal que vos soudures soient ternes, irrégulières, que la gaine des fils fonde etc. Persistez… Plus vous réaliserez de soudures plus cela deviendra naturel et vous ne vous poserez plus de questions.

    Ne lésinez pas sur le matériel. Vous ne ferez pas les mêmes soudures avec du matériel très bas de gamme. Même si certains vous diront que “ça va très bien”, la qualité du fer à souder, de sa panne et celle du fil de soudure que vous utilisez sont primordiaux. Après c’est bien entendu une question de moyens…

    Un grand merci à MakerSpaces et à son CEO Andrew qui m’a autorisé à traduire cet article pour les lecteurs francophones de framboise314.

    L’article original du tutoriel sur la soudure est sur le site de MakerSpaces, vous pouvez y accéder si vous avez des doutes sur ma traduction 😉

    Sources

     

    Cet article Comment bien souder, un tutoriel sur la soudure a été publié en premier sur Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française.....

  • Sunday 01 July 2018 - 18:08

    Du 6 au 8 juillet 2018 Nantes Maker Campus 2018  vous accueille. Avec Sarah, nous vous attendrons sur le stand 227 durant ces trois jours.

    Nantes Maker Campus 2018 #NMC le village des makers

    Depuis 2016, chaque année début juillet, Les Machines de l’île organisent Nantes Maker Campus
    Nantes Maker Campus 2018 intègre Nantes Tech pour sa 3e édition.
    Le village des makers s’installe sous les Nefs, il est le rendez-vous annuel indispensable pour les makers. Rien ne remplace les échanges directs, les logiciels, les outils et les pratiques bougent très vite.

    Nantes Maker Campus, c’est aussi un environnement immédiat très étonnant. Des artistes constructeurs de machines inventent une relation avec le public, décalée et vivante.
    Chaque édition rassemble un campement d’artistes, ouvert librement au public.

    Ces fabuleux makers déploient leurs mondes inventés au cœur des Machines de l’île, sous les yeux du Grand Éléphant. Cette année, ils seront sept artistes originaires de six pays d’Europe (Hollande, UK, Espagne, Russie, France) et d’Afrique (Congo).

    Enfin, Nantes Maker Campus c’est une fête très conviviale où les enfants peuvent comprendre ce qu’est l’innovation, qu’un projet se construit à plusieurs et se partage et que les chemins vers l’économie réelle et la création de produits innovants sont accessibles.

    Scratch et Raspberry Pi

     

    Sarah Lacaze et moi avons écrit le livre “Scratch et Raspberry Pi”. Nous serons présents à Nantes sous la bannière de l’association LudikSciences.

    Cliquez pour agrandir

    Nous présenterons des projets réalisés avec le Raspberry Pi, mais pas que ! et des projets ludiques écrits en Scratch

    Vous pourrez nous retrouver pendant les 3 jours de Nantes Maker Campus sur le stand 227.

    Nous animerons également 2 conférences “Scratch et Raspberry Pi” sur la scène du village, le samedi et le dimanche à 15h30.

    Viendez nous voir 🙂

    Infos pratiques

    Les accès

    Les horaires

    Le plan du village des makers

    Sources

    Cet article Nantes Maker Campus du 6 au 8 juillet 2018 : j’y serai a été publié en premier sur Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française.....

  • Saturday 21 July 2018 - 18:08

    Créé en 2006, JLCPCB est la première usine de production de prototypes et de circuits imprimés en petite quantité, en Chine. Aujourd’hui, JLCPCB dispose de quatre sites de fabrication de PCB  (PCB = Printed Board Circuit = circuit imprimé). Voici une visite guidée du processus de fabrication d’un circuit imprimé à 2 couches. Il vous permettra de découvrir comment un circuit imprimé est fabriqué industriellement, et vous verrez les différentes étape du processus, de la production, du contrôle de la qualité jusqu’à l’expédition.

    Procédé de fabrication de circuits imprimés dans l’usine JLCPCB

    Pourquoi cet article ?

    Mon correspondant chez EasyEDA/JLCPCB m’a proposé cet article illustré à traduire. Il n’y a pas de contrepartie et j’étais libre de dire oui ou non. J’ai choisi de le publier sur le blog pour montrer la chaîne de production industrielle des PCB (circuits imprimés), qui est différente de la méthode employée par les makers pour réaliser cette opération. Réalisée à grande échelle et avec des conditions sociales et salariales sans rapport avec celles que nous connaissons, cette production permet de proposer des coûts peu élevés à ceuw qui souhaitent réaliser des prototypes en faible quantité.

    Lors d’un précédent article sur JLCPCB, j’avais eu des commentaires sur le fait que cette entreprise chinoise figure sur le blog. J’avais répondu que je publiais l’article parce que j’avais été sollicité pour publier cette information et ces images, et que les pages de framboise314 étaient bien entendu ouvertes (tout aussi gratuitement) à tout fabricant français (ou européen) de PCB qui souhaiterait faire connaître ses produits.

    Donc : Si vous êtes fabricant de PCB (en France ou en Europe) et que vous souhaitez présenter vos procédés de fabrication, contactez moi pour que nous préparions un article ensemble, éventuellement une visite des ateliers si vous êtes accessible depuis la Bourgogne 😉 .

    Les étapes de la fabrication de PCB

    Étape 1 : Du fichier au film

     Une fois les commandes reçues en ligne sur JLCPCB (2 $ les 10 PCB), le support client transmet les fichiers Gerber aux ingénieurs pour vérification de pré-production. Une fois le dossier approuvé, le circuit peut être dessiné sur des  phototraceurs laser et transformé en films de masquage dans une chambre noire à température et humidité contrôlées.

    Le phototraceur reçoit les données de fabrication de la carte et les convertit en une image de PCB sous forme de pixels. Le film exposé est automatiquement développé et déchargé pour l’opérateur. Les films sont alors prêts pour le processus de fabrication des circuits imprimés.

    Étape 2 : Découpe du matériau

     

    Les opérations commencent avec une grande plaque de FR4 de qualité industrielle. Le  FR-4 est un composite de résine époxy renforcé de fibre de verre, disponible en 0,4/0,6/0,8/1,0/1,2/1,6/1,6 et 2,0 mm d’épaisseur, avec une feuille de cuivre de haute qualité collée sur les deux faces – appelée stratifié.

    La plaque est découpée aux dimensions appropriées pour la fabrication de panneaux.

    Étape 3 : Perçage

     

    Les trous sont percés à travers le panneau pour les pour le passage des pattes de composants et les vias (trous métallisés) lorsque cela est spécifié dans le fichier de perçage qu’EasyEDA génère dans le fichier Gerber. Des trous supplémentaires sont percés autour des bords du panneau afin de fournir des points de référence pour aligner les films photo sur les couches supérieure et inférieure lors de l’étape 5. Cela permet de s’assurer que ces trous pré-percés apparaîtront exactement au centre des pastilles et des vias.

    La perceuse est contrôlée par ordinateur (CNC), l’ouvrier choisit le bon programme de perçage qui indique à la machine quel perçage effectuer et comment percer sur le circuit imprimé. De nombreuses perceuses chargent et déchargent automatiquement les panneaux à la fin de chaque cycle de perçage et travaillent en continu, 24 heures/24. Il y a environ 70 perceuses dans chacune des usines JLCPCB.

    Étape 4 : Dépôt de cuivre

     

    Après le perçage, les panneaux sont nettoyés puis placés dans des bains où, à l’aide d’un procédé de dépôt sans courant électrique, une très mince couche supplémentaire de cuivre est déposée sur l’ensemble du panneau, y compris un placage uniforme sur les parois de tous les trous précédemment percés pour créer ce que l’on appelle des trous métallisés.

    Presque tous les circuits imprimés comportant deux couches de cuivre ou plus utilisent des trous métallisés pour connecter les pistes conductrices entre les couches. L’ensemble du processus de trempage, de placage, de lavage et de séchage est entièrement automatisé.

    Étape 5 : Images des couches extérieures

    Dans le processus de gravure avec film sec, toute la surface du panneau est d’abord recouverte d’une fine couche de résine photosensible (“photorésist”), sous forme de “film sec”. Cette couche de résine est exposée à la lumière ultraviolette (UV) à travers un film photo fabriqué à l’étape 1, qui masque le motif requis pour les pistes et les pastilles, mais permet au reste du panneau d’être exposé à la lumière UV. L’exposition à la lumière UV durcit la résine. La résine non durcie est enlevée par “développement” pour laisser du cuivre nu qui formera les pistes et les pastilles, propres et sans résine. Le panneau est ensuite “cuit” pour augmenter la solidité de la résine restante, pour le procédé suivant.

    Étape 6 : Placage des pistes et pastilles

     

    Le traitement commence par une étape d’électrodéposition (galvanoplastie) pour augmenter l’épaisseur du cuivre sur les zones apparentes et à l’intérieur des trous traversants métallisés. Ensuite, les zones exposées – y compris l’intérieur des trous traversants métallisés – sont plaquées avec une fine couche d’étain.

    A la fin de cette étape, toute la résine restante est enlevée, laissant le panneau recouvert de cuivre nu avec les pistes, les pastilles et les trous traversants recouverts d’une mince couche d’étain.

    Étape 7 : Gravure

    L’étamage protège les sections du panneau destinées à rester intactes pendant la phase de gravure. La gravure enlève la partie du cuivre non désirée du panneau, mais laisse les zones étamées intactes (à l’exception d’un petit liseré de gravure sur le bord des pistes et pastilles, qui est compensé en augmentant automatiquement la largeur des pistes et des pastilles pour tenir compte de ce phénomène, lors de la préparation du masque photographique d’origine à l’étape 1.

    Ensuite, l’étamage qui a protégé le cuivre est éliminé chimiquement par un procédé qui ré-expose le cuivre nu. Les zones conductrices en cuivre, les pistes, les pastilles et les trous métallisés sont maintenant tout ce qui reste du revêtement de cuivre d’origine sur le panneau.

    Étape 9 : Inspection AOI

    L’inspection optique automatisée (AOI) est une inspection visuelle automatisée pour les cartes nues. Une AOI est capable de détecter des défauts tels que des pistes avec des bords surgravés ou des régions où la résine peut avoir été éraflée ou ébréchée et avoir ainsi causé une coupure dans la piste. De tels défauts sont très difficiles à détecter lors d’un test de continuité électrique.

    Le système AOI scanne les couches à l’aide d’un capteur laser. L’image capturée est numérisée, améliorée et ensuite comparée électroniquement avec le fichier Gerber original. Grâce à cette comparaison, le système AOI est en mesure de détecter et de mettre en évidence les défauts ou les zones suspectes bien plus rapidement et avec plus de précision qu’une inspection manuelle.

    Étape 10 : Masque de soudure

    Le masque de soudure est un revêtement époxy appliqué sur les circuits imprimés nus afin d’éviter les ponts de soudure accidentels et de les protéger de l’environnement. Le masque de soudure est habituellement vert mais beaucoup d’autres couleurs sont disponibles, comme le rouge, le noir, le blanc, le jaune et le bleu.

    Après une autre étape de nettoyage, les panneaux sont chargés dans la machine de dépôt de masque de soudure. Celle-ci couvre complètement les deux côtés du panneau avec un une encre pour masque de soudure. Les panneaux sont ensuite passés dans un séchoir qui durcit l’encre juste assez pour permettre l’impression. Ensuite, les panneaux encré et séchés sont soumis à la lumière UV à l’aide d’un ensemble de films photo alignés avec précision (environ 50 µm) avec les pistes et les pastilles en cuivre sur le panneau.  Les films photo sont clairs à l’endroit où le masque de soudure doit être durci et opaques à l’endroit où le masque de soudure doit être supprimé lors du “développement” pour faire apparaître les pastilles.

    La phase de développement élimine l’encre non durcie. Pour garantir que le cuivre nu sera convenablement soudable, les panneaux sont ensuite inspectés pour vérifier qu’il n’y a plus d’encre résiduelle sur les pastilles ou sur les trous métallisés.  Même de légères traces compromettraient la soudabilité du circuit imprimé fini. Enfin, la résine sera encore durcie afin d’obtenir un revêtement permanent et résistant à l’usure.

    Étape 11: Sérigraphie

    La sérigraphie aide les clients à mieux comprendre la disposition des composants sur la carte.

    Grâce à un processus automatisé, les lettres, les chiffres, les logos, la date de production et les contours des composants, tels que définis par le fichier sérigraphie Gerber, sont imprimés sur la surface supérieure du panneau, à l’aide d’une encre blanche résistante imprimée sur la carte à l’aide d’un type spécial d’imprimante à jet d’encre. Si une sérigraphie est nécessaire sur la surface inférieure, l’encre de la surface supérieure est séchée avant que le panneau soit retourné et que le processus d’impression soit répété à l’aide du fichier Gerber de sérigraphie de la face inférieure.

    Le panneau est ensuite de nouveau chauffé pour durcir définitivement le masque de soudure et les encres de sérigraphie.

    Étape 12 : Finition de surface

    Au cours de cette étape, les panneaux sont plaqués sans courant avec de l’or sur nickel (ENIG), de l’argent ou préparés pour la soudure à l’air chaud. La finition de surface a deux fonctions essentielles : protéger les zones de cuivre exposées de la corrosion et fournir une surface soudable lors de l’assemblage (soudure) des composants sur la carte de circuit imprimé.

    Étape 13 : Profilage et coupe en V

     

    Après la finition de surface, les panneaux doivent être façonnés pour s’adapter aux boîtiers prévus par les concepteurs. C’est une fraiseuse commandée par ordinateur (CNC) qui effectue l’opération. Avec le profilage, les cartes étaient généralement finies pour obtenir un bord lisse une fois qu’elles sont coupées. Les méthodes de profilage rapide permettent de créer les circuits imprimés bord à bord, ce qui permet une utilisation optimale des panneaux.

    La découpe en V est utilisée pour la pré-séparation mécanique des circuits imprimés. Une ligne de rupture en forme de V est formée dans le circuit imprimé avec un outil de coupe de précision. Ces lignes de rupture permettent aux planches de se détacher facilement du panneau.

    Étape 14 : Test électrique

    Chaque circuit imprimé multicouche est testé par rapport aux données de la carte d’origine. À l’aide d’un testeur à sondes mobiles, chaque piste est vérifiée pour garantir sa continuité (pas de piste coupée) et qu’il n’existe pas de  court-circuit avec d’autres pistes.

    Étape 15 : Vérification finale de la qualité et de l’emballage et de l’expédition

    Tous les circuits imprimés produits par JLCPCB sont soumis à un test de connectivité électrique (voir plus haut) et à une inspection visuelle finale qui permettent de garantir la qualité avant l’emballage et l’expédition des cartes..

    Vidéo

    Cette vidéo (18 mn) dont les commentaires sont en anglais vous permettra de découvrir les différentes étapes de fabrication d’un PCB chez JLCPCB. Si vous avez lu la première partie de l’article, les images vous permettront de suivre le processus, même si vous ne comprenez pas les commentaires.

    Conclusion

    Je vous avais déjà présenté la fabrication de PCB chez JLCPCB à partir de esayEDA. Cette fois l’article est plus orienté sur le processus de fabrication, bien différent de ce qu’on peut faire quand on est maker…

    A nouveau, si vous fabriquez des PCB en France et que vous voulez apparaître dans ces pages, n’hésitez pas à me contacter via les commentaires 🙂

    Comme d’habitude je précise que je n’ai pas d’affiliation avec JLCPCB, ni d’actions chez eux. Cet article est publié à titre d’information pour que vous ayez une idée de ce qui se passe si vous utilisez les services de JLCPCB 😉 La compensation qu’ils m’ont proposée pour cet article est la réalisation d’un CI à titre gracieux (que je n’ai toujours pas utilisée 😉 ).

    Sources

     

     

    Cet article Fabrication de circuits imprimés (PCB) chez JLCPCB a été publié en premier sur Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française.....

  • Wednesday 25 July 2018 - 10:41

    Chaque jour de nouveaux périphériques sortent pour équiper le Raspberry Pi. Aujourd’hui c’est Pimoroni qui met sur le marché son écran HyperPixel. Cet écran 4 pouces de type TFT a été pensé pour le Raspberry Pi et offre une qualité d’image et un contraste intéressant pour des applications embarquées, pour la domotique…

    HyperPixel un écran tactile 4″ TFT 800x400px pour le Raspberry Pi

    On s’arrache l’HyperPixel

    Lorsque Pimoroni a annoncé la disponibilité de cet écran tactile (capacitif multi-touch)  TFT 4.0″ à haute résolution (800×400) et à grande vitesse (60fps) pour le Raspberry Pi, j’ai voulu en commander un mais… le premier lot s’est vendu à vitesse grand V. Il a fallu que je guette la deuxième livraison, le lendemain à l’heure du déjeuner, pour passer ma commande. Comme toujours chez Pimoroni, la livraison a été rapide et j’ai pu tester cet écran.

    Interface DPI

    L’écran utilise l’interface DPI, disponible sur les broches GPIO du Raspberry Pi

    C’est une interface RVB parallèle 24 bits disponible sur toutes les cartes Raspberry Pi disposant du connecteur 40 broches (A+, B+, Pi2, Pi3, Zero…) ainsi que sur le Compute Module (CM). Cette interface permet de relier des écrans RGB parallèles au GPIO du Raspberry Pi, soit en RGB24 (8 bits pour le rouge, le vert et le bleu), en RGB666 (6 bits par couleur) ou en RGB565 (5 bits pour le rouge, 6 pour le vert et 5 pour le bleu).

    C’est cette interface qui est utilisée avec le module VGA666 que je vous avais présenté dans un article de 2014, et qui permet de connecter un terminal VGA directement sur le GPIO du Raspberry Pi.

    Cette interface est contrôlée par le firmware du GPU et peut être programmée par un utilisateur via des paramètres spéciaux de config.txt et en activant l’overlay correspondant du device tree Linux.

    Notez que tous les autres overlays qui utilisent des broches GPIO qui pourraient entrer en conflit avec cet écran doivent être désactivés. En particulier, dans config.txt, prenez soin de commenter ou d’inverser les dtparams qui activent I2C ou SPI :

    dtparam=i2c_arm=off
    dtparam=spi=off

    Plus de câbles

    Oui, je sais voilà un titre ambigu  😛
    Ça veut dire soit qu’il y en a beaucoup plus ou alors … plus du tout ! Ah le français 🙄 

    Dans notre cas, HyperPixel 4 pouces est la bonne solution pour équiper votre RasPi d’un écran tactile sans devoir gérer un tas de câbles et un écran encombrant. Vous allez pouvoir concevoir votre Concevez votre propre interface graphique pour contrôler votre projet, afficher vos données ou transformer votre Raspberry Pi en un mini mediacenter.

    Cette nouvelle version d’HyperPixel dispose d’un superbe écran de technologie IPS, avec des angles de vue importants, une vitre supérieure faite sur mesure (sur la version tactile), et une interface I2C alternative conçue pour les utilisateurs avancés. Il est disponible en version tactile (44,80 €) et non tactile (36,40 €), selon vos préférences et vos besoins.

    Voici un exemple d’affichage sur cet écran. Notez que l’images n’a pas été retouchée et est “brute de fonderie”. Il s’agit du bureau Raspbian avec le fond d’écran HyperPixel !

    Caractéristiques

    • Interface DPI haute vitesse
    • 4.0″ IPS (grand angle de vision, 160°) (86.4×51.8mm)
    • 800×480 pixels (~235 PPI)
    • Couleur 18 bits (6 R, 6 v, 6B = 262,144 couleurs)
    • 60 trames par seconde
    • Rapport de contraste : 500:1
    • Ecran tactile capacitif (pour la version tactile).
    • Connecteur femelle “rehausseur” 40 broches inclus pour augmenter la hauteur pour Pi B+, 2, 3, 3, 3B+.
    • Entretoises incluses pour une fixation solide au Raspberry Pi
    • Compatible avec Raspberry Pi 3B+, 3, 2, B+, A+, A+, Zero et Zero W.
    • Installation facile avec une seule ligne de commande
    • Dimensions : 58,5x97x12mm (LxHxP)

    HyperPixel utilise une interface DPI à grande vitesse, ce qui lui permet de recevoir 5x plus de données de pixels que via l’interface SPI habituelle que les petits écrans destinés au Raspberry Pi utilisent. Il a une fréquence de rafraichissement d’image de 60 trames par seconde et une résolution d’environ 235 pixels par pouce (800×480) sur son écran de 4,0″. L’écran peut afficher 18 bits de couleur (262,144 couleurs).

    La dalle tactile est protégée par un film qu'il faudra enlever

    La dalle tactile est protégée par un film qu’il faudra enlever

    La version Touch a un écran tactile capacitif qui est plus sensible au toucher qu’un écran tactile résistif, et il est multi-touch

    L’écran est livré entièrement assemblé et aucune soudure n’est nécessaire ! L’écran est solidement collé sur la carte HyperPixel 4.0 et connecté via un petit câble FPC encastré. Il suffit de connecter la carte HyperPixel 4.0 sur le GPIO de votre Raspberry Pi et d’exécuter l’installateur pour démarrer rapidement.

    Attention
    Lors de l’installation d’HyperPixel 4.0 sur votre Raspberry Pi, faites attention ne pas appuyer sur la surface de l’écran ! Tenez la carte par ses bords et la enfoncez la par petites poussées pour l’enfoncer sur le connecteur GPIO 40 points. Procédez avec la même délicatesse pour retirer l’écran si nécessaire.

    Le connecteur “rehausseur” livré avec l’écran HyperPixel

    Mise en place du rehausseur. Veillez à ne pas décaler le connecteur

    Le Raspberry Pi est prêt à recevoir l’écran

    Mise en place de l’écran “pour voir”. Les entretoises ne sont pas montées

    L’écran est un peu plus grand que le Raspberry Pi 3 B+

    Avant mise en place des entretoises, la hauteur semble correcte par rapport à la prise Ethernet

    L’écran fonctionne avec n’importe quelle version 40 broches du Raspberry Pi, y compris les Pi Zero et Pi Zero W. Si vous l’utilisez avec un RasPi plus grand comme le B+, 2, ou 3, 3, 3B+, il faut utiliser l’intercalaire 40 broches supplémentaire qui est fournie, pour surélever la carte HyperPixel au dessus des prises USB et Ethernet.

    Kit de fixation

    attention, les trous de fixation sous la carte HyperPixel sont protégés par un film transparent

    Après avoir enlevé le film de protection, vissez les entretoises

    Mise en place des entretoises

    Les 4 entretoises sont en place

    Fixez le Raspberry Pi avec les vis fournies.

    Une des entretoises du kit de fixation en place.

     

    Le kit d’écartement inclus (entretoises et vis) permet de monter l’écran HyperPixel en toute sécurité sur votre Pi. Il suffit de les visser les entretoises dans les emplacements prévus sur la face inférieure de la carte HyperPixel 4.0 puis de les fixer avec les vis à travers les trous de montage de votre RasPi.

    Sur cette image j’ai positionné l’écran HyperPixel sous un écran “classique” 3,5 pouces pour le Raspberry Pi. On voit que l’écran classique (en haut) a un format proche du 4:3 alors que pour l’écran HyperPixel (en bas) on est plutôt sur du 16:9.

    Autre remarque : Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la largeur de l’écran HyperPixel est la plus importante (5,3 mm contre 5,1 mm)

    Logiciels

    Attention
    Le logiciel ne fonctionne pas avec Raspbian Whezzy

    Pimoroni a mis au point un installateur d’une ligne pour configurer correctement (et automatiquement) le RasPi pour HyperPixel 4.0 et pour activer l’écran tactile (sur la version tactile). Notez que vous aurez besoin d’un autre ensemble écran, clavier et souris pour installer le logiciel. Vous pouvez aussi le faire à distance via SSH si vous suivez la méthode pour configurer votre Pi Headless (sans écran, clavier, souris).

    Ouvrez un terminal, et tapez

    curl https://get.pimoroni.com/hyperpixel4 | bash

    pour lancer l’installateur une ligne et configurer votre HyperPixel 4.0. (voir dans la vidéo.

    Vidéo

    Conclusion

    Pimoroni n’a pas menti ! Cet écran est de toute beauté et permet de réaliser un ensemble compact avec une image de qualité. L’installation est vraiment très très simple et à la portée du débutant.
    Partez quand même de la dernière version de Raspbian avec une installation “fraîche” pour éviter les surprises.
    Cet écran sera parfait pour réaliser une interface “homme machine”, en domotique, en mediacenter ou autre application pour laquelle vous pourrez dessiner une interface en 800 x 400 pixels, ce qui est confortable pour caser de nombreuses commandes.

    La sensibilité du tactile est très bonne, même si sur la vidéo je dois taper plusieurs fois pour ouvrir une fenêtre 🙂 ce sont les inconvénients du direct, je ne voyais pas l’écran directement car il était masqué par la caméra et j’y allais à tâton en regardant l’écran de la caméra… pas facile. Par contre en utilisation directe, pas de souci pour cliquer, déplacer… ça fonctionne parfaitement.

    Dans le côté négatif, il y a le débordement par rapport au Raspberry Pi… Je sais l’écran est plus grand qu’un 3,5 pouces mais… c’est juste mon avis. Autre inconvénient, le GPIO est entièrement consacré au bus DPI, ce qui laisse peu d’espoir de connecter quoi que ce soit en plus de l’écran. Du coup on reste vraiment sur une utilisation d’affichage et de commande. Si vous devez gérer des capteurs ou piloter des actionneurs il faudra prévoir un autre Raspberry Pi, un Arduino, un ESP… ?

    Si vous avez une expérience avec cet écran, les commentaires accueilleront vos remarques et suggestions.

    Reste à dessiner un boîtier sympa en impression 3D pour accueillir l’ensemble. Si vous l’avez fait mettez le lien dans les commentaires.

    Sources

     

    Cet article HyperPixel un écran tactile 4″ TFT 800×400 pixels pour le Raspberry Pi a été publié en premier sur Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française.....

  • Friday 03 August 2018 - 17:02

    PiJuice est une alimentation non-interruptible (UPS) qui se charge de maintenir l’alimentation de votre Raspberry Pi. Elle embarque une horloge (RTC) qui conserve l’heure même sans alimentation ni connexion Internet. Un microcontrôleur (MCU) gère les fonctionnalités d’arrêt “propre” et permet un véritable état de veille avec une consommation réduite d’énergie, ainsi qu’un redémarrage programmé.

    ============= Article sponsorisé =============

    La carte PiJuice, une alimentation non-interruptible (UPS)

    Le projet KickStarter

    Je vous avais présenté ce projet KickStarter qui avait été largement financé puisque les “bakers” avaient misé 124 372 £ pour les 10 000 £ attendues ! On était en… février 2015 et l’article sur PiJuice : PiJuice pour donner la pêche à votre framboise avait suscité de nombreux espoirs d’avoir enfin une alimentation sauvegardée (UPS= Uninterruptible Power Supply)… Espoirs déçus puisque le projet a traîné en longueur et que les premières cartes PiJuice n’ont été disponibles que tout récemment (3 ans plus tard, quand même). Kubii vient de mettre cette carte à son catalogue et m’en a fourni un exemplaire pour ces premiers tests.

    Des LED RVB permettent de surveiller le niveau de charge de la batterie et d’autres informations si besoin (elles sont programmables). Il y a aussi trois boutons poussoir programmables qui vous permettront de déclencher des événements ou des scripts personnalisables (en dehors de leurs fonctions prédéfinies). PiJuice n’utilise que cinq des broches GPIO du Raspberry Pi (alimentation et bus I2C), le reste est libre et disponible via le connecteur mâle  présent sur la PiJuice, qui permet d’utiliser d’autres cartes au dessus de la PiJuice. La carte peut être alimentée directement à partir du secteur avec une alimentation standard Raspberry Pi, par une batterie embarquée, par des batteries externes, des panneaux solaires, des éoliennes et d’autres sources d’énergie renouvelable. (pour l’énergie hydrolienne, c’est râpé ! A peine ouverte l’usine de Cherbourg vient de fermer 🙁 )

    La carte est compatible Raspberry Pi HAT, avec une EEPROM embarquée (vous pouvez désactiver l’EEPROM si vous le souhaitez). Elle a été conçue pour les Raspberry Pi A+, B+, 2B et 3B mais elle est aussi électriquement compatible avec les Raspberry Pi Zero v1.3 et Zero W v1.1 ou tout autre Pi.

    PiJuice est une carte approuvée CE et FCC et des tests de sécurité des batteries ont également été effectués pour assurer la sécurité lors de l’utilisation dans des environnements éducatifs ou industriels.

    On déballe la PiJuice

    Pas de surprise, le carton est correct, pas hyper solide mais comme la boîte était dans un emballage garni de bulles, tout est arrivé intact.

    A l’intérieur un sac antistatique protège la carte. La batterie est déjà en place, mais  entre la batterie et le connecteur il y a une plaquette de plastique transparent qu’on va retrouver un peu plus loin. Une notice d’utilisation plutôt légère (pas que pour le poids du papier !) et en anglais. En fait toute la doc est en ligne (en anglais) et vous trouverez les liens dans la rubrique Sources en bas de cette page. On trouve aussi un sachet avec les vis pour fixer la PiJuice sur un Raspberry Pi, ainsi qu’une sonde à ressort (pogo/spring pin (Mill-Max 0929-7-15-20-75-14-11-0 ou 0929-7-15-20-77-14-11-0) destinée à faire contact sur la pastille “Run” du Raspberry Pi pour le “réveiller”… je vous en reparle plus loin.

    On trouve aussi quelques autocollants qui pourront décorer un coffret dans lequel vous utiliserez la PiJuice.

    Pour les tests, j’ai choisi un Raspberry Pi 2 qui passait par là. Il a déjà bien vécu et sa mission du jour est de montrer comment cette carte fonctionne…

    Une fois la carte en place sur le Raspberry Pi 2, on remarque le connecteur GPIO qui va permettre de continuer à utiliser les ports disponibles, la carte PiJuice n’utilisa que le port I2C et les pattes d’accès à l’EEPROM HAT.

    patte 3 => I2C_SDA to MCU
    patte 5 => I2C_SCL to MCU
    patte 27 => I2C_SDA to HAT EEPROM
    patte 28 => I2C_SDL to HAT EEPROM

    Mise en service de la batterie

    Retirez la languette en plastique transparent qui empêche le contact entre la batterie et son connecteur. “Cigoulez” (bougez) la batterie pour qu’elle vienne bien faire contact. Au premier démarrage j’ai eu quelques soucis pour afficher la charge batterie, car le contact était mauvais…

    Vous pouvez maintenant connecter l’alimentation sur la prise du Raspberry Pi et continuer avec l’installation du logiciel dédié.

    Installer le logiciel de la carte PiJuice

    PiJuice a tout prévu et l’installation est d’une facilité déconcertante. Je suis parti d’une version graphique de Raspbian Stretch, version 2018-06-27 datée de juin 2018. Faites d’abord un update/upgrade comme d’habitude puis :

    sudo apt-get install pijuice-gui

    L’installation démarre… Répondez “Voui” pour continuer et….

    Quelques minutes plus tard la totalité des utilitaires nécessaires à l’exploitation de votre carte PiJuice est installée.

    Le menu “Préférences” du Raspberry Pi avant installation des utilitaires PiJuice.

    Après un redémarrage, une nouvelle icône “PiJuice Settings” apparaît sous Menu > Préférences. Le même menu sera aussi accessible en cliquant avec le bouton droit de la souris sur l’icône qui apparait dans la barre de tâches.

    Raspbian Lite
    Si vous souhaitez installer uniquement la version légère de PiJuice sans interface graphique utilisez :
    sudo apt-get install pijuice-base
    Ceci est plus particulièrement indiqué pour Raspbian Lite ou pour une installation headless.

    La configuration de la carte PiJuice

    Ici je ne vais faire qu’effleurer la configuration. Je vous présente les fenêtres du menu de configuration, pour vous montrer les nombreuses options. Si certaines vous intéressent, il faudra vous reporter à la notice d’origine, très détaillée…

    Entrez dans le menu de configuration en passant par le menu, ou en faisant un clic droit sur l’icône de la PiJuice dans la barre des tâches.

     

    La fenêtre s’ouvre sur le premier onglet : HAT. Il indique la charge de la batterie et sa tension. Vous pourrez ainsi la surveiller de près. Sur la deuxième ligne, GPIO power input on voit que la tension qui arrive sur la PiJuice via le GPIO est à 4,831v et est indiquée faible. J’utilise pourtant une “vraie” alimentation officielle avec un Raspberry Pi gravé dessus…  La ligne suivante USB Micro power input indique que l’alimentation n’est pas présente sur la micro USB de la PiJuice (normal, je l’ai branchée sur le Raspberry Pi 🙂 )

    Une ligne indique une éventuelle erreur (je n’en ai pas encore vu)… et enfin on a
    System Switch : Ce commutateur hardware piloté par soft est prévu pour une utilisation avec VSYS sur J3 (les deux picots à gauche sur l’image ci-dessus marqués GND et VSYS) pour alimenter des périphériques externes.

    • off – la broche VSYS est inactive
    • 500mA – La broche VSYS fournit jusqu’à 500mA
    • 2100mA – La broche VSYS fournit jusqu’à 2100mA

    Le bouton Configure HAT sera vu plus loin, il ouvre une deuxième série de menus…

    Le deuxième onglet donne accès aux réglages du “réveil“. C’est ici que vous définirez des horaires pour que votre Raspberry Pi se réveille automatiquement. C’est par exemple utile pour les applications de surveillance à distance… mais vous adapterez en fonction de votre application. Cette fonction ne fonctionnera que si vous alimentez l’ensemble via la prise micro USB de la PiJuice ou si le fonctionnement se fait sur batterie. Si la batterie est faible et que vous alimentez via le GPIO du Raspberry Pis GPIO, la seule façon d’activer cette fonction est de souder la “broche à ressort” optionnelle fournie avec le PiJuice HAT (voir un peu plus loin pour plus de détails).

    Lors du réglage de l’alarme de réveil pour un réveil répété, après le redémarrage initial, la fonction Wakeup que vous aviez activée est désactivée en raison de l’initialisation de l’horloge par Raspbian, qui réinitialise le bit correspondant dans le firmware de PiJuice. Pour résoudre ce problème, vous devrez exécuter un script pour réactiver la capacité de réveil.

    <span class="pl-c"># This script is started at reboot by cron</span>
    <span class="pl-c"># Since the start is very early in the boot sequence we wait for the i2c-1 device</span>
    
    import pijuice, <span class="pl-k">time</span>
    <span class="pl-k">while</span> not os.path.exists(<span class="pl-s"><span class="pl-pds">'</span>/dev/i2c-1<span class="pl-pds">'</span></span>):
        time.sleep(0.1)
    
    pj = pijuice.PiJuice(1, 0x14)
    
    pj.rtcAlarm.SetWakeupEnabled(True)

    => voir https://github.com/PiSupply/PiJuice/blob/master/Software/README.md

    Le troisième onglet System Task permet de gérer les tâches système. Vous pourrez régler la minuterie du chien de garde (WatchDog) – utile pour les applications distantes lorsque vous ne pouvez pas venir physiquement faire une réinitialisation vous-même, si le Raspberry Pi plante ou se bloque.
    Le logiciel associé à PiJuice surveille un “battement de cœur” (HeartBeat) – s’il ne le détecte pas après une période de temps définie, il réinitialise automatiquement le Raspberry Pi. Vous pouvez également régler ici le réveil en fonction du niveau de charge, du niveau de batterie minimum et d’une tension.

    Le réglage du Watchdog définit le temps après lequel il sera mis sous tension s’il ne reçoit pas de signal de battement de cœur. Le pas de temps est en minutes, de sorte que le délai d’attente minimum est d’une minute et le maximum est de 65535 minutes (45 jours et demi). Le nombre peut être n’importe quel nombre entier compris entre un et 65535. Si vous réglez l’heure sur zéro, le chien de garde sera désactivé.

    System Task Enabled (Tâche système activée) – Cochez cette case pour activer une ou plusieurs des options suivantes :

      • Watchdog – Chien de garde – Voir ci dessus
      • Wakeup on charge – Réveil en charge – Définissez un pourcentage de charge de la batterie pour réveiller le Raspberry Pi. Habituellement, cette valeur est élevée, entre 90-100%. Ce réglage est généralement utilisé en conjonction avec la “charge minimale”.
    • Minimum Charge – Charge minimale – Définissez un pourcentage minimum de charge de la batterie pour arrêter le Raspberry Pi en toute sécurité lorsque la batterie devient inférieure à cette valeur. Les valeurs basses doivent généralement se situer entre 5 et 10 %. REMARQUE : Le type d’arrêt du système peut être réglé sous “Événements système” dans le menu “Faible charge”.
    • Minimum Battery Voltage – Tension minimale de la batterie – Définir un niveau minimum de tension de la batterie qui provoque l’arrêt du Raspberry Pi en toute sécurité lorsque le niveau devient inférieur au niveau réglé. Remarque : Le type d’arrêt du système peut être réglé sous “Événements système”.

    Le quatrième onglet est System Events (Evénements système). Il vous permet de déclencher des événements pour certains scénarios tels qu’une charge faible, une tension basse et autres. Chaque paramètre a un couple d’options prédéfinies à choisir, et vous pouvez également sélectionner des options dans l’onglet “scripts utilisateur” qui vous permet de déclencher vos propres scripts personnalisés lorsque certains événements système se produisent pour un maximum de flexibilité.

    Le dernier onglet est User Scripts. C’est l’onglet des scripts utilisateur dont nous avons parlé plus haut.Vous pouvez ajouter des chemins d’accès aux scripts personnalisés que vous pouvez déclencher sur les événements.

    Les scripts utilisateur peuvent être assignés à des fonctions utilisateur appelées par System Task lorsque des événements surviennent. Il doit s’agir d’une fonction de rappel non bloquante qui implémente des fonctions système personnalisées ou l’enregistrement d’événements.

    Les fonctions utilisateur sont codées en binaire sur 4 chiffres et ont 15 valeurs possibles, le code 0 est USER_EVENT ce qui signifie qu’il ne sera pas traité par System Task, mais laissé à l’utilisateur et à l’API python qui doivent le gérer. L’interface graphique n’affiche initialement que 8 lignes. Cliquez sur le bouton “Show more” pour afficher les 15 lignes.

    Remarque
    Pour que votre script utilisateur s’exécute, vous devez vous assurer qu’il est exécutable et que la System Task est activée dans le menu System Task. Si vous affectez également une fonction utilisateur à un bouton, vous devez également affecter la fonction utilisateur sous l’onglet Boutons dans PiJuice HAT Configuration. Pour rendre votre script exécutable, vous pouvez le faire à partir en ligne de commande avec la commande suivante :
    chmod +x user_script.py
    NOTE : Les scripts exécutés par le service pijuice.service s’exécuteront en tant que root et non en tant que pi.
    Autrement, vous pouvez simplement ajouter ce qui suit dans l’onglet Scripts utilisateur pour la fonction correspondante :
    python user_script.py

    Si vous cliquez sur le bouton Configure HAT de l’onglet HAT de PiJuice Settings, Vous ouvrez la fenêtre PiJuice HAT Configuration. Cette fenêtre donne accès à 6 onglets…

    Le premier intitulé General permet de régler la configuration générale pour la carte PiJuice. Il vous permet de configurer un grand nombre de paramètres matériels (hardware) sur la PiJuice elle-même (par opposition aux menus précédents qui configuraient en fait le logiciel – j’espère que vous me suivez !?).
    Il vous permet par exemple de sélectionner si vous avez installé la broche à ressort pour le “Run”, les adresses I2C de la carte HAT et du RTC,  de changer la protection en écriture sur l’EEPROM ainsi que son adresse physique I2C réelle. Ces fonctionnalités EEPROM peuvent être très utiles si vous voulez empiler une autre carte HAT sur la PiJuice mais que vous cette autre carte HAT est auto-configure.

    Priorité des entrées : Inputs precedence – Sélectionne l’entrée d’alimentation qui aura priorité pour la charge et pour l’alimentation de la sortie VSYS lorsque les deux sont présents, micro USB de la carte HAT et Borne GPIO 5V. 5V_GPIO est sélectionné par défaut.
    Entrée GPIO activée : GPIO input Enabled – Active/désactive l’alimentation HAT à partir de l’entrée GPIO 5V. Activé par défaut.
    Limite de courant Micro USB : USB Micro current limit – Sélectionne le courant maximum que la carte HAT peut consommer sur une source d’alimentation connectée à la micro USB. 2.5A est sélectionné par défaut.
    USB Micro IN DPM : Sélectionne la tension minimale à l’entrée d’alimentation sur la Micro USB pour la gestion dynamique de l’alimentation.réglé par défaut à 4.2V .
    Mise en route si pas de batterie : No battery turn on – Si activé, la PiJuice s’alimentaera automatiquement sur le rail 5V et déclenchera le réveil dès que l’alimentation apparaîtra sur l’entrée micro USB et qu’il n’y a pas de batterie. Désactivé par défaut.
    Mode régulateur de puissance : Power Regulator Mode – Sélectionne le mode de fonctionnement du régulateur de puissance. POWER_SOURCE_DETECTION par défaut.

    Note
    L’utilisation du bouton “Reset to default configuration” en bas à gauche, rétablit les paramètres par défaut de la carte et pendant un court instant, l’interface graphique indique “COMMUNICATION_ERROR“.

    L’onglet suivant c’est le menu des boutons – c’est ici que vous configurez ce qui se passe quand on appuie sur les boutons de la PiJuice. Il y a trois boutons CMS, dont un relié à un connecteur 2 broches espacées de 2,54 mm, pour que vous puissiez connecter un bouton extérieur sur un câble, monté sur un boîtier ou n’importe où ailleurs.

    Il y a un certain nombre de comportements prédéfinis pour les boutons – startup/shutdown etc. et ce menu est également lié au menu “User Scripts” vu plus haut, ce qui signifie que vous pouvez déclencher vos propres scripts en appuyant sur l’un de ces boutons très facilement.

    Vous pouvez même déclencher différents événements pour un appui court, un relâché, un appui simple ( 800mS), un double appui et deux appuis longs de durée différente – vous pouvez même configurer le temps que ces appuis longs mettront avant de déclencher l’événement. Comme vous pouvez le voir, le premier bouton est déjà configuré pour la mise en route du système et nous vous recommandons fortement qu’au moins un des boutons soit configuré avec ces paramètres, au cas où vous auriez des problèmes pour allumer et éteindre votre PiJuice :-).

    Remarque
    Le paramètre Parameter est une durée exprimée en millisecondes pour chaque pression de touche.

    Cet onglet donne accès au menu LEDs – comme pour les boutons, les LEDs sont très polyvalentes. Elles peuvent avoir des fonctions standard (celles affichées ci-dessus), Elles peuvent aussi avoir des fonctions prédéfinies grâce auxquelles vous pouvez définir des comportements personnalisés pour chacune d’elles.

    Chaque LED peut être affectée à une fonction prédéfinie prédéfinie ou configurée pour être commandée par le logiciel utilisateur USER_LED.

    Le menu Battery est très important. Il vous permet de définir des profils de charge pour le circuit de charge de la carte PiJuice afin de charger correctement et efficacement la batterie, de surveiller correctement les pourcentages de charge etc.Il y a un certain nombre de réglages intégrés comme ceux qui concernent la batterie livrée par défaut avec la PiJuice. : la BP7X, mais aussi toutes celle sui seront disponibles. Vous aurez aussi la possibilité d’ajouter vos propres profils de charge personnalisés et même votre propre capteur de température de batterie afin d’augmenter la sécurité et l’efficacité de charge de vos batteries.
    Certains profils sont même codés en dur dans le firmware du PiJuice, ce qui vous permet de sélectionner des profils à l’aide du commutateur DIP Switch intégré PiJuices.
    Vous trouverez plus d’informations sur les profils par défaut et la façon de créer des profils supplémentaires dans la section Matériel.

    Cet onglet donne accès à la configuration des deux ports d’E/S du microcontrôleur de la carte PiJuice, sur le connecteur P3. La boîte de sélection des modes permet de programmer chaque broche IO comme vous le voyez dans la liste déroulante.

    Enfin, ce menu Firmware est très important. Il vous permet de mettre à jour le firmware sur la puce MCU de la PiJuice, ce qui signifie que le firmware évolue, qu’il est amélioré et que vous pourrez appliquer facilement les mises à jour ou améliorations qui seront disponibles.

    Notez que le paquet PiJuice que vous avez installé est livré avec un firmware par défaut situé sur le chemin d’accès ci-dessous :
    /usr/share/pijuice/data/firmware/ /usr/share/pijuice/data/firmware/. Le nom de fichier ressemble à PiJuice-V1.2-2018_05_05_02.elf.binary
    Si vous voulez utiliser l’interface graphique pour mettre à jour le firmware vers une version plus récente, vous devrez remplacer ce fichier par le nouveau que vous pouvez télécharger à partir de la section Firmware du site.
    Rappelez-vous cependant que le firmware que vous téléchargez avec APT ou Github est généralement le seul que vous devrez utiliser pour cette version spécifique de la version du logiciel, donc ne mettez à jour le firmware que si l’interface graphique signale que le firmware n’est pas à jour ou si PiJuice vous le demande.
    Pendant la mise à jour, la fenêtre peut se figer. Attendez que la mise à jour soit terminée avant de continuer quoi que ce soit d’autre. N’éteignez surtout pas le Raspberry Pi.

    Sur ma PiJuice, la fenêtre graphique (ci-dessus) indiquait que la version de firmware 1.2 est disponible, j’ai donc cliqué sur le bouton Update Firmware, puis validé la fenêtre d’avertissement et le firmware de ma PiJuice a été mis à jours sans plus de difficulté 🙂

    Après la mise à jour la fenêtre indiquait que le firmware était la dernière version disponible (Firmware is up to date).

    Exemple de changement de couleur de la LED D1. Les niveaux dans chaque bandeau de couleur ne semblent pas très bien gérés 🙂

    Mise à jour de l’horloge RTC de la PiJuice… très compliqué, cliquez sur le bouton Set RTC time 😉 l’heure du Raspberry Pi est transférée à la carte PiJuice et… c’est fini 🙂

    Pijuice CLI : PiJuice en ligne de commande

    Pour les utilisateurs qui préfèrent utiliser leur Raspberry Pi avec une version Lite de Raspbian ou qui accèdent au Raspberry Pi en SSH via un accès à distance. Il est possible d’utiliser un outil en ligne de commande, simple et pratique, qui réplique fidèlement l’interface graphique du logiciel PiJuice.

    Pour lancer la CLI de PiJuice, il suffit d’ouvrir le Terminal ou en ligne de commande, de taper la commande suivante :

    pijuice_cli.py

    L’interface en ligne de commande PiJuice est une extension de l’interface graphique de configuration de la carte PiJuice. Cependant, les tâches système, les événements système et les scripts utilisateur ne peuvent pas être configurés à partir de l’interface en ligne de commande. Pour configurer ces options, vous devrez modifier directement le fichier JSON /var/lib/pijuice/pijuice_config.JSON.

    Pour faire défiler le menu, utilisez simplement les flèches de votre clavier et appuyez sur la touche Entrée pour sélectionner des options ou naviguer dans le système de menus.
    voir https://github.com/PiSupply/PiJuice/blob/master/Software/README.md#pijuice-cli

    La carte PiJuice

    Cliquez pour agrandir

    L’image ci-dessus présente les deux face du circuit-imprimé PiJuice. Vous trouverez ci-dessous un descriptif de certaines des parties mises en évidence. Pour le reste, rendez vous sur la page Hardware (en anglais).  est utilisée dans les descriptions suivantes pour mettre en évidence certaines des entrées/sorties et d’autres informations matérielles utiles.

    Un connecteur situé au dessus des contacts de la batterie permet de connecter une batterie externe. L’entrée des fils se fait volontairement du côté batterie, pour empêcher l’utilisation simultanée de deux batteries.

    Interrupteurs

    Sur la carte PiJuice, et en vert sur l’image ci-dessus, il y a trois boutons poussoirs et un interrupteur DIP. Noter que SW1 et J5 ont la même fonction… J5 permet de relier un bouton-poussoir externe pour faciliter l’utilisation, par exemple si vous mettez la carte dans un boîtier (il fonctionne comme le bouton A/M d’un PC).

    Boutons poussoir et LEDs

    Les boutons poussoir sont sur le bord de la carte PiJuice, côté carte SD du Raspberry Pi. Ils ont des fonctions par défaut mais peuvent être configurés par l’utilisateur dans un fichier JSON

      • SW1/J5 est le bouton A/M par défaut :
        Appuyer une seule fois pour mettre sous tension (relâcher en moins de 800 ms)
        Appuyer au moins 10 secondes pour arrêter “proprement” le système.
        Une pression longue d’au moins 20 secondes coupe l’alimentation “sauvagement”
      • SW2 est un bouton utilisateur par défaut, configuré pour déclencher des scripts utilisateur :
        Appuyer une seule fois en moins de 400ms pour lancer “USER_FUNC1”.
        Double-appui dans les 600ms pour lancer “USER_FUNC2”.
    • SW3 est un bouton utilisateur par défaut, configuré pour déclencher des scripts utilisateur :
      Un appui appelle “USER_FUNC3”.
      Le relâchement du bouton appelle “USER_FUNC4”.

    Les réglages par défaut sont accessibles via l’onglet “Buttons” de la fenêtre de configuration de PiJuice. Consultez les sections hardware et software pour plus d’informations [en anglais].

    Les LED

    • LED1 – Etat de la charge:
      • Raspberry Pi éteint
        • #00FF00 Clignote en vert : Standby
        • #0000FF Clignote en bleu : Charge
        • #FF0000  Clignote en rouge : Batterie faible
      • Raspberry Pi en fonctionnement
        • #00FF00 Vert fixe : Alimentation en fonctionnement – Batterie à plus de 50%
        • #0000FF Clignote en bleu : Charge
        • #FFA500 Orange fixe : Batterie basse – niveau < 50%
        • #FF0000 Rouge fixe : Batterie basse – niveau < 15% ou batterie absente

    Configuration des LED de la carte PiJuice.

    Le contact de “réveil” du Raspberry Pi

    C’est une broche à souder qui est fournie. Sur l’image ci-dessus la partie droite de la broche sera soudée au circuit imprimé de la PiJuice, et la partie gauche, montée sur ressort, viendra appuyer sur la partille “Run” du Raspberry Pi que vous souhaitez réveiller. Ça fonctionne sans doute très bien, mais j’avoue que je ne suis pas vraiment partisan de ce genre de contact…

    En fonction du Raspberry Pi que vous utilisez, il faudra souder la broche dans le trou correspondant, bien à la perpendiculaire du circuit imprimé… et vérifier qu’elle se “pose” parfaitement sur la borne “Run” du Raspberry Pi quand vous procédez au montage…

    • TP1 – pour le Raspberry Pi 3B
    • TP2 – pour le Raspberry Pi Zero
    • TP3 – pour le Raspberry Pi B+ et le 2B

    Fonctions spéciales

    • Une double pression longue sur SW1 et SW2 pendant 20 secondes réinitialisera la configuration PiJuice HAT à sa valeur par défaut. Ceci s’applique uniquement à la configuration du microcontrôleur MCU.
    • Maintenir la touche SW3 enfoncée pendant la mise sous tension de PiJuice lancera le bootloader. Ceci n’est utilisé que dans les cas où l’initialisation normale via I2C ne fonctionne pas, à cause d’un firmware endommagé.
    •  

    Les composants actifs principaux de la carte PiJuice


    L’image ci-dessus met en évidence les principaux circuits intégrés utilisés sur PiJuice. Des liens vers les différentes fiches techniques ont été fournis conformément à la description.

    1. Le microcontrôleur est un ST Micro STM32F030CCT6 ARM Cortex-M0, 48MHz, F64KB, R8KB, I2C, SPI, USART, 2.4-3.6V.
    2. Circuit de gestion de la charge batterie – BQ24160RGET Chargeur Lithium-Ion/Polymère, 2.5A, 4.2-10V
    3. Jauge de charge – LC709203FQH-01TWG Jauge de charge de la batterie, 1 cellule Li-ion, 2,8%.
    4. Commutateur de distribution de puissance – NCP380LMUAJAJAJAATBG Commutateur à limitation de courant fixe et réglable
    5. EEPROM – CAT24C32WI-GT3 EEPROM, I2C, 32KBIT, 400KHZ, 1V7-5V5

    Sous le soleil

    Il est possible de recharger la batterie avec autre chose qu’une alimentation. Chez Kubii vous trouverez un panneau solaire de 12 watts, par exemple, adapté à la PiJuice

    Pour ma part, j’ai opté pour un panneau de 6 watts, car je ne pense pas réaliser un système complètement alimenté par le solaire.

    A noter le logo de PiJuice joliment brodé sur la toile du panneau solaire. Si ça ne participe pas au fonctionnement, c’est quand même joli 😉

    A l’arrière du panneau une pochette contient une prise USB (le convertisseur 5v est sans doute intégré à la prise)… et un câble USB d’alimentation pour le Raspberry Pi. Comme on est sur de l’USB classique, vous pourrez aussi recharger votre smartphone sans participer au réchauffement du Rhône par ces temps de canicule (on est le 3 août et il fait 32°C en ce moment)

    Le panneau solaire est bien protégé dans une pochette rigide. Celui qua j’ai reçu avait un séparateur en mousse pris en sandwich entre les panneaux.

    Gros plan sur la prise USB et le câble d’alimentation pour le Raspberry Pi.

    Cliquez pour agrandir

    Allez hop, tout le monde au soleil pour un test. En vrai, j’ai dû protéger le testeur de charge USB avec un gros rouleau d’adhésif plus un pare-soleil car la lumière était telle que je ne pouvais pas distinguer l’affichage sur la photo 🙂

    Sur cet agrandissement de l’image, on voit que le panneau solaire délivre 5,16v, ce qui est bien pour le Raspberry Pi. Le courant consommé est de 250mA pour le Pi2 plus la carte PiJuice. La batterie étant complètement chargée, le courant consommé est limité, mais il reste de la marge, puisque le panneau peut délivrer 6 watts (plus de 1A). Ici le panneau solaire est simplement posé sur une table de jardin, à plat. Il est possible d’augmenter un peu l’énergie fournie en “tournant” le panneau solaire en direction du soleil.

    Bonus

    Vous trouverez en ligne cette étiquette à imprimer et à coller sur la batterie, pour garder sous les yeux les fonctions préprogrammées de la PiJuice. Après, rien ne vous interdit de créer votre propre étiquette en fonction du paramétrage de votre carte…

    Conclusion

    Cette carte PiJuice (vendue un peu plus de 50€ par Kubii) augmente d’une façon énorme les possibilités du Raspberry Pi. Sa fonction première est bien sûr de le préserver des coupures de courant (bon, faut pas que ça dure une semaine comme à Montparnasse, sinon, à défaut de panneau solaire votre Raspberry Pi va s’arrêter 🙂 ). Elle apporte au Raspberry Pi les fonctions d’arrêt “propre” qui lui manquent, ce qui évitera bien des tracas de redémarrage pour des applications critiques.

    Mais en plus, une horloge RTC maintient l’heure (pratique quand il n’y a pas de connexion réseau : ruche, cabane au fond du jardin…) et permet de réveiller le RasPi à intervalles programmés. Sans compter les possibilités offertes par les 3 boutons poussoirs capable de déclencher de multiples scripts en fonction des actions qu’ils détectent… ainsi que la possibilité d’empiler une autre carte par dessus…

    A mon avis, si vous avez des applications sensibles (coupures de courant à proscrire, démarrage programmé du Raspberry Pi, besoin de fonctions supplémentaires), les 50€ consacrés à l’acaht de cette carte seront vite amortis.

    Si vous avez testé la PiJuice, n’hésitez surtout pas à dire ce que vous en pensez dans les commentaires ci-dessous, ils sont faits pour ça !

    Sources

    Bases de la carte PiJuice
    https://github.com/PiSupply/PiJuice

    Chez Kubii
    Carte Pi JuicePanneau Solaire 12wBatterie de rechange 2300 mAh

    Hardware
    https://github.com/PiSupply/PiJuice/blob/master/Hardware/README.md

    User Guide
    https://github.com/PiSupply/PiJuice/blob/master/Documentation/PiJuice%20Guide.pdf

    Battery config
    https://github.com/PiSupply/PiJuice/blob/master/Hardware/Batteries/Pijuice_battery_config.xlsx

    Logos de charge batterie
    https://www.kickstarter.com/projects/pijuice/pijuice-a-portable-project-platform-for-every-rasp/posts/1893636

    Calculateur de durée batterie
    https://github.com/PiSupply/PiJuice/raw/master/Hardware/Batteries/PiJuice%20Battery%20Discharge%20Levels.xlsx

    Projet KickStarter
    https://www.kickstarter.com/projects/pijuice/pijuice-a-portable-project-platform-for-every-rasp?lang=fr

    Cet article PiJuice une alimentation ininterruptible UPS pour votre Raspberry Pi a été publié en premier sur Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française.....

  • Sunday 05 August 2018 - 18:03

    Arduino, Raspberry Pi et ESP8266, Python voilà les sujets traités par ces trois livres sortis en juin et juillet aux Editions ENI, dans la collection LA FABRIQUE, plus particulièrement destinée aux makers. Je vous propose de découvrir le contenu de ces ouvrages qui sont un support incontournable si vous découvrez un de ces sujets.

    Trois nouveaux livres aux Editions ENI, dans la collection “LA FABRIQUE”

    Les livres ?… c’est dépassé ! Plaidoyer pour le livre 🙂

    Peut-être, mais il ne faut pas oublier que la vocation première d’Amazon a été la vente de livres en papier(1995), avant que l’entreprise ne se diversifie. Pour les amoureux du livre, ses avantages sont irremplaçables.
    Tout d’abord, le livre est un objet Physique. On peut le soupeser, sentir son odeur, caresser le papier, voir comment il a été imprimé, sa couverture, sa reliure… Franchement une liseuse ne me procure pas les mêmes sensations. Et puis j’aime bien, quand je bricole, avoir mon livre de référence à portée de main, jeter un coup d’œil, vérifier un truc. Quand j’ai démarré la programmation en assembleur, c’était sur Z80 (on ne rigole pas) mon bouquin de prog du Z80 (par Rodnay Zacks) a été mon “compagnon” pendant plusieurs années. Je ne vous dis pas comme il était sale et abimé (en Bourgogne on dit “dégnapé”) mais… je l’ai encore 😉
    Le livre trouve sa place sur le rayon d’une bibliothèque. Il vous rappelle que l’auteur a sorti un nouveau livre qu’il faudra acheter, il permet d’ouvrir une discussion avec un ami passé vous voir et qui s’étonne de vous voir lire “ça”.
    Le livre permet de se repérer dans l’espace. Quand la liseuse vous dit qu’il reste 25% du livre à dérouler, ce n’est pas la même chose (pour moi) que quand je tiens le livre à la main et que je “sens” et que je “vois” ce que j’ai lu et ce qu’il me reste à lire.
    Un livre, on peut le lire partout, sa batterie ne s’use jamais, son écran ne casse pas, il permet de détacher (enfin) le regard d’un écran (vous passez de la télé, au smartphone, à la liseuse…). Vous pouvez déposer votre livre dans une “cabane à livres” ou une “bibliothèque libre” et en reprendre un autre… ou pas ! Vous faites ça avec votre liseuse ?
    Vous pouvez aussi prêter le livre à un ami car il n’est pas protégé par des DRM (le livre), et dans 200 ans, 300 ans, vos descendants le retrouveront dans le grenier, un peu jauni et poussiéreux. Mais ils pourront le lire. Tiens dans la caisse ils ont aussi retrouvé votre “Kindle” 😛 ils en font quoi à votre avis ?

    source https://www.epopia.com/blog/arguments-livre-papier-numerique/

    (c) Epopia

    Enfin, le livre peut-être une œuvre d’art parce qu’il a été enrichi de dessins, d’enluminures

    Source https://ouiaremakers.com/posts/tutoriel-diy-le-livre-vegetal

    (c) La Fabrique éclectique – OuiAreMakers

    Mais on peut aussi le sculpter ou le transformer… en jardin miniature !

    Vous l’aurez compris, je suis de cette génération pour qui le livre n’est pas un simple objet. C’est le reflet d’une personne, son âme, ses connaissances. Je suis de cette génération qui s’agace quand l’hôtesse de caisse traite le livre comme un simple paquet de biscuits, le scanne et le balance avec les autres courses, au risque de l’abimer, de corner ses pages. Contrairement à celle qui pose précautionneusement le livre de côté, voire le glisse dans un sachet avant de vous le remettre en main propre. On se dit “tiens, elle lit” :)…
    J’avoue, j’ai essayé de lire des livres sur une liseuse. Bin l’essai n’a pas été concluant. Allez je ne vous embête plus avec ça ! Ça va encore déclencher des polémiques 😀 Mais bon, c’est mon blog et je profite de cette période calme pour vous dire un peu de ce pense… Vous n’êtes pas obligé(e) de le lire.
    On y va, je vais vous parler de ces trois livres qui viennent de sortir dans la même collection que le mien “Raspberry Pi 3 ou Pi Zero“, chacun concerne un domaine de notre monde de “makers”. Je vais vous donner le descriptif “officiel” du livre, et ensuite je vous dirai comment je l’ai perçu. Les voici, par ordre alphabétique.

    Arduino : Apprivoisez l’électronique et le codage

    Présentation

    Arduino Apprivoisez l'électronique et le codage

    Ce livre s’adresse aussi bien aux utilisateurs débutants qui souhaitent découvrir le fonctionnement de l’Arduino pour créer des objets intelligents qu’aux utilisateurs confirmés qui souhaitent rafraîchir leurs connaissances ou trouver des idées pour la réalisation de nouveaux projets. Il constituera également un support utile aux enseignants du secondaire pour enseigner l’électricité, l’électronique, la domotique ou le codage ou encore aux makers et amateurs de DIY pour être accompagnés dans les différentes phases de leurs projets.

    Tout au long du livre l’auteur s’appuie sur des exemples concrets : gérer des feux de circulation, envoyer un message en morse, créer un appareil enregistrant l’évolution des températures, jouer de la musique avec des bananes, fabriquer une manette de jeu ou un clone du jeu Simon…

    Pour commencer, vous ferez connaissance avec le matériel nécessaire, et particulièrement l’Arduino et ses différents modèles, et l’auteur consacre un chapitre aux notions indispensables d’électricité.

    Vous découvrirez les principaux langages de programmation de l’Arduino et l’utilisation de l’IDE Arduino sous Windows, Mac OS X, Linux et Android. Vous étudierez également l’environnement de développement Arduino Web Editor, la programmation par blocs (Ardublock, Scratch, Blockly) et un Arduino virtuel (tinkercad.com).

    Pour illustrer les principes de base du codage vous travaillerez sur des exemples concrets et vous utiliserez les composants électroniques les plus courants (LED, boutons, résistances, potentiomètres, buzzer) puis des composants et modules plus spécialisés comme les capteurs (analogiques ou numériques), les relais, les moteurs ou des modules d’affichage (à LED ou LCD), de lecture/écriture (RFID, carte SD) ou de gestion du temps (horloge en temps réel).

    Dans un chapitre dédié, l’auteur explore différents modes de communication de l’Arduino avec le Raspberry Pi (bus I2C, liaisons série, Bluetooth, radio, infrarouge, Ethernet, Wi-Fi). Il poursuit avec la fabrication d’un clone rudimentaire de l’Arduino à partir d’un microcontrôleur (ATtiny85 ou ATmega328P) et vous fait découvrir les particularités d’autres modèles de cartes électroniques comme l’Arduino Leonardo, l’ESP8266, la WeMos ou la Kitco.

    Le dernier chapitre regroupe les principales instructions de l’IDE Arduino permettant de retrouver facilement une fonction pour en vérifier la syntaxe, et les sketchs sont disponibles en ligne.

    L’auteur

    Jean-Christophe QUETIN possède une formation de base en informatique et a travaillé dans la maintenance informatique et la formation des utilisateurs en lycée, collège et cyberbase. Attiré dès sa jeunesse par la construction de kits électroniques, il est aujourd’hui passionné de tout ce qui touche aux nouvelles technologies. Après avoir découvert le Raspberry Pi, il s’est rapidement tourné vers l’Arduino qu’il expérimente et utilise en milieu scolaire, ce qui lui permet d’écrire un livre 100% efficace sur cette carte électronique.

    Mon avis

    A l’origine, comme beaucoup de makers, je viens du monde de l’Arduino. J’ai réalisé plusieurs projets à base d’Arduino et même assuré quelques formations sur Arduino 🙂 Du coup ce bouquin m’a intéressé et j’en ai même profité pour faire prendre l’air à deux de mes Arduinos qui s’ennuyaient dans un carton.

    Au sommaire, on trouve une description technique de la carte, mais surtout Jean-Christophe balaye toute la famille Arduino, avec les caractéristiques des cartes et des images pour les identifier, avant de discuter des Arduino originaux, des clones compatibles et… des autres.
    Vient ensuite une présentation des outils indispensables pour se lancer dans l’aventure. Multimètre, fer à souder, tournevis, pinces… puis quelques shields comme la carte multifonction que j’utilise aussi pour les formations Arduino (ci-dessus à droite).


    Suivent une trentaine de pages concernant l’électronique de base : l’électricité (courant, puissance), l’alimentation de l’Arduino, ainsi que les composants habituellement utilisés (breadboard, résistance, potentiomètre, thermistances, LED, condensateurs, buzzer, transistor, relais, moteurs). De quoi démarrer avec un vernis de base qui permettra d’aller plus loin si besoin.

    Dans ce chapitre j’ai un peu coincé sur la page 63 et le calcul de l’énergie consommée par l’Arduino où l’auteur semble confondre le courant de sortie maximum de l’alim (2A) avec la consommation de l’Arduino pour le calcul de puissance dissipée. Il y a quelques lignes qui ne sont pas claires… Bon, c’est le seul endroit du livre où j’ai tiqué 🙂

    On entre ensuite dans le vif du sujet avec l’installation de l’IDE sous Windows et Linux, et aussi l’utilisation de l’IDE en ligne. Les prolèmes de drivers assez communs sont évoqués ici. Jean-Christophe aborde également rapidement Ardublock, Scratch for Arduino (S4A) et BlocklyDuino avant de présenter un Arduino virtuel, Tinkercad. Viennent ensuite les librairies et le débogage des programmes.

    Le premier programme abordé est Blink, qui fait clignoter une LED présente sur la carte. C’est l’occasion de détailler (de décortiquer) un sketch, puis de le modifier. L’auteur introduit ensuite les notions de constantes et de variables, pour un programme de morse sur une LED externe (l’occasion d’utiliser la breadboard). Les programmes vont aller en se compliquant, 2 LED, puis deux feux tricolores permettent d’introduire les conditions et les boucles.


    Vient ensuite la lecture d’un bouton poussoir pour un passage piéton, un compteur binaire et la lecture d’une entrée analogique avec un potentiomètre. SUivent la LED RGB et l’encodeur rotatif, le buzzer (avec les tableaux) qu’on remplacera par un haut parleur piloté par un 2N2222. On aboutit à un piano banane, les touches étant remplacées par des fruits. Amusant pour initier des enfants, en plus ça peut faire le 4 heures après les manips 🙂 On termine cette séquence d’initiation avec un jeu de SIMON qui vous permettra de jouer avec un jeu que vous aurez créé !

    Le chapitre suivant s’intéresse à des montages plus avancés : Photorésistance, capteurs de température, de distance, PIR, d’humidité, d’inclinaison, magnétique. Viennent ensuite la commande d’un galvanomètre en PWM, d’un relais, d’un moteur CC en direct et via un pont en H, d’un servomoteur et d’un pas à pas. On s’intéresse ensuite aux afficheurs 7 segments, seuls et utilisés avec des registres à décalage, puis à des matrices de LED 8×8 seules pui avec un MAX7219. Toujours dans le domaine de l’affichage vous piloterez un afficheur LCD 2×16 caractères directement ou sur un shield I2C. Vous verrez que l’Arduino peut lire des badges RFID, utiliser une horloge RTC, lire/écrire une carte SD et l’utiliser pour réaliser un enregistreur de température.

    Le chapitre sur la communication aborde le dialogue entre Arduino par le bus I2C, en liaison série, en Bluetooth, par radio (433MHz), par infrarouge, par le réseau. Vous verrez par exemple comment accéder à l’Arduino via une page web pour lire une température et piloter des sorties. L’auteur n’a pas oublié le Raspberry Pi. L’Arduino parle avec la framboise très facilement via le port USB.

    Pour ceux qui veulent aller plus loin un chapitre explique comment créer votre propre clone d’Arduino, et l’utiliser.
    On termine la partie technique sur la console en kit KiCo, le module ESP8266, la carte WeMos-D1R2 et l’Arduino Leonardo.
    Le dernier chapitre est un récapitulatif des principales fonctions du langage Arduino, un aide mémoire à garder à proximité de la main.

    En résumé : Oui, vous pourrez trouver tout ça sur Internet (c’est ce que j’entends souvent !). Mais entre le temps que vous passerez pour trouver l’info, décortiquer les articles parfois fantaisistes qu’on trouve sur certains blogs, éliminer les pages au contenu inexistant qui ne sont là que pour passer des pubs et vous renvoyer sur une affiliation Amazon ou autre… Vous aurez vite amorti les 34€ de ce livre de 428 pages. Il y a tout ce qu’il faut pour démarrer avec les composants classiques qu’on relie à l’Arduino. Vous avez ici des briques qui fonctionnent et vous permettent de comprendre comment ça fonctionne. Modifiez les selon vos envies. N’ayez pas peur de planter le programme 😀 c’est comme ça qu’on apprend ! Et puis avec toutes ces briques, si vous avez un projet qui n’est pas décrit dans le livre, vous avez les “morceaux” qu’il faut assembler pour construire votre propre application.
    Si ce livre vous intéresse : https://www.editions-eni.fr/livre/arduino-apprivoisez-l-electronique-et-le-codage

    Raspberry Pi et ESP8266 Domotisez votre habitation

    Présentation

    Raspberry Pi et ESP8266 Domotisez votre habitation

    Ce livre s’adresse à toute personne souhaitant réaliser elle-même une installation domotique à moindre coût pour améliorer le confort de son domicile (gestion de l’énergie, des luminaires…) et le rendre intelligent et connecté. Pour réaliser cette installation, l’auteur s’appuie sur le nano-ordinateur Raspberry Pi et sur le microcontrôleur ESP8266.

    Après une introduction générale portant sur les possibilités offertes par une installation domotique, le lecteur découvre un aperçu des compteurs généralement disponibles dans son habitation (eau, électricité, gaz…) et la manière de les rendre communicants. Une liste de capteurs et actionneurs complémentaires, les « organes » de l’installation, est étudiée tout en sensibilisant le lecteur aux erreurs de mesure.

    L’auteur détaille ensuite l’installation et la configuration du matériel et des logiciels nécessaires pour la réalisation des premiers projets qui constitueront l’installation domotique. Il poursuit avec l’étude des capacités offertes par un ESP8266 pour piloter les différents dispositifs connectés (possibilités de mesure, d’interaction…).

    Des projets plus complexes, tirés de l’expérience personnelle et professionnelle de l’auteur, sont ensuite proposés à l’étude afin d’améliorer le confort de l’occupant et les consommations d’énergie, et de piloter de nombreux actionneurs (ventilateur, électrovanne, lampe LED…).

    Un dernier chapitre clos l’ensemble en présentant certaines notions d’électronique et de programmation plus élaborées permettant de fiabiliser les dispositifs et offrant la possibilité au lecteur de personnaliser davantage son installation domotique.

    L’auteur

    Autodidacte, électronicien amateur et ingénieur « énergéticien », Kévin SARTOR a tiré de sa formation le goût pour l’amélioration de systèmes (énergétiques ou non). Il est aujourd’hui assistant à l’Université de Liège (Belgique) depuis plusieurs années et étudie les unités de cogénération, la biomasse et les réseaux de chaleur. Dans le cadre de son travail et de sa passion pour la domotique, il implémente de nombreux systèmes de mesure et de régulation dont il partage les secrets dans ce livre.

    Mon avis

    L’idée de ce livre est de vous aider à réaliser votre propre système de domotique (Kevin présente une install de Domoticz, mais on peut imaginer utiliser ces modules avec d’autres box domotiques) Si vous avez quelques notions de programmation et/ou d’électronique, ça sera un plus. Cependant ce livre démarre à un niveau permettant à des débutants de se lancer. Comme l’indique son titre, il met en œuvre notre framboise préférée, avec l’ESP8266. Si vous avez suivi une de mes conférences “Raspberry Pi et maker” je présente la coopération Raspberry Pi = Cerveau et Arduino = muscles. Kevin et moi sommes sur la même longueur d’onde, et c’est l’approche qui a guidé l’écriture de son ouvrage.

    On trouve d’abord une description de ce qu’est la domotique, et de ce qu’on peut en attendre. Sont évoquées les possibilités infinies de cette discipline, mais aussi la sécurité, quand il s’agit de protéger un accès, des biens , ou de gérer/surveiller un environnement qui peut se révéler dangereux (détecteurs de fumées, de gaz nocifs, d’incendie…). La gestion et les économies d’énergie et de fluides (eau, gaz) ne sont pas oubliées. L’auteur aborde également la vie privée avec la gestion des données via des services web ou en local. Se pose ensuite la question du choix entre la box domotique “clés en main” et la fabrication maison. Comme toujours on voit que les choix sont étendus et que chacun devra se déterminer en fonction de son propre cahier des charges, de ses préférences, de ses craintes… Le chapitre se termine par une présentation technique rapide des Raspberry Pi et ESP8266 qui seront utilisés par la suite.

    Dans le chapitre suivant, Kevin aborde les différents compteurs et actionneurs que vous trouverez en environnement domestique. En préambule une révision des unités, erreur, précision et résolution, un vocabulaire indispensable quand on se lance dans le domaine. Suivent les notions de puissance et d’énergie, ainsi que les compteurs utilisés pour les mesurer. Viennent ensuite les capteurs qu’on rencontre en domotique (ILS , photorésistance, capteur de réflexion, de température, d’humidité, de pression et… tous les autres : ultra-sons, gaz,PIR. Pour les actionneurs on commence par les relais et les transistors avant de s’intéresser aux moteurs (CA, CC, servomoteurs) avant d’aborder le buzzer et les LED.

    Le chapitre suivant décrit l’ESP8266 et l’installation de l’IDE nécessaire au développement des programmes (sketch), on passe ensuite au Raspberry Pi (là on est en pays de connaissance), à l’installation de son OS et à sa configuration. L’installation et la configuration de Domoticz est l’étape suivante. On apprend à utiliser Domoticz, à sauvegarder sa configuration, à établir un planning pour automatiser une tâche (par exemple déterminer les plages horaires pour lesquelles la consigne d’un thermostat doit changer)? Vous verrez également ici comment créer des capteurs virtuels dans Domoticz, sur lesquels vous connecterez les projets ESP8266 réalisés par la suite.

    On rentre ensuite dans le concret en reliant l’ESP8266 au WiFi et en commençant à communiquer avec Domoticz, installé sur le Raspberry Pi. Les premières mesures seront faites avec un capteur à ultrason, pour déterminer la distance d’un objet, ce qui peut servir à mesurer un niveau dans une cuve d’eau (avec un capteur étanche). Un capteur à ILS permettra de détecter l’ouverture/fermeture d’une porte et bien d’autres choses (on l’utilise par exemple pour mesurer la vitesse du vent). Le projet suivant détecte le clignotement d’une LED. par exemple sur un compteur électrique, la LED clignote pour chaque Wh consommé… Je vous laisse imaginer la suite 🙂 On peut aussi lire un compteur en détectant le changement de réflexion d’une surface (zone noire d’un compteur électrique, demi-lune d’un compteur d’eau etc.) comme le montre le montage suivant. Kevin nous explique également comment mesurer des valeurs analogiques avec l’ESP8266 : tension, courant, résistance (température, lumière…).

    Vous mettrez ensuite en communication l’ESP8266 avec des composants utilisant un protocole particulier : DHT22, DS18B20, circuits capteurs I2C. Ce sont ces capteurs qui alimenteront votre centrale Domoticz.  Le chapitre suivant nous emmène dans les secrets du confort domestique et aborde la régulation (tout ou rien, à hystérésis). Un exemple de projet d’arrosage reprend un certain nombre des notions et exemples précédents avec une sonde d’humidité, suivi d’une ventilation automatique pour pièce humide avec un DHT22. On continue par un thermostat connecté, la gestion de l’intensité lumineuse d’un ruban de LED en fonction de la luminosité, la commande d’un servomoteur et d’un buzzer.

    Le dernier chapitre apporte des compléments sur la programmation Arduino (écriture du code, variable et fonctions), sur des notions d’électronique (résistance, diode de roue libre, relais statique et électromagnétique). Il propose une solution d’antirebond (logiciel et matériel). On trouve également des infos sur l’ESP8266 (Mise en veille, détermination du port de COM, serveur web et utilisation en IP fixe). L’auteur s’intéresse ensuite au Raspberry Pi (SSH avec Putty, accès depuis l’extérieur et port forwarding) et à l’utilisation de Domoticz avec une application sur un smartphone, et en connexion avec DarkSky pour récupérer des données climatiques.

    En résumé : Vu le prix réduit d’un ESP8266 (1 à 2 euros), ce livre (256 pages) vous ouvre les portes du monde de la domotique et de l’ ESP8266 (et de l’Arduino+wifi). Il vous permettra de réaliser des capteurs sans fil à moindre coût et avec toutes les infos pour concocter une installation qui fonctionne (vous pouvez télécharger les programmes). La présentation de Domoticz est suffisante pour démarrer. Elle sert de fil rouge … La configuration des capteurs virtuels (p105) est utilisée plus loin dans le livre, quand vous réalisez les projets avec les différents capteurs et que vous les relierez à Domoticz. Cette centrale domotique mériterait qu’on s’y attarde… Peut être le prochain livre de Kévin ?

    Python Libérez le potentiel de votre Raspberry Pi

    Présentation

    Python Libérez le potentiel de votre Raspberry PiCe livre s’adresse à toute personne qui souhaite disposer d’une synthèse des connaissances du langage Python nécessaires à la prise en main rapide du développement sur le nano-ordinateur Raspberry Pi : passionnés d’électronique ou d’informatique, étudiants et enseignants du cycle secondaire ou de premier cycle de l’enseignement supérieur (DUT, BTS…), FabLabs, etc.

    Pour commencer, l’auteur présente les différents outils utilisés tout au long du livre. Il propose un historique du Raspberry Pi puis détaille son système d’exploitation Raspbian ainsi que le langage Python. Il étudie ensuite les éléments essentiels au développement avec le langage Python : les types de variables, les listes, les boucles, les structures conditionnelles. Une part importante est consacrée à la programmation-objet et à la création de code modulaire.

    Des chapitres dédiés détaillent l’électronique du Raspberry Pi, l’exploitation de son interface d’entrée-sortie GPIO et de différentes interfaces de communication (Bluetooth, USB…) ou encore la programmation d’une interface graphique avec tkinter. A l’aide d’une application de détection de présence, l’auteur illustre la prise en main de périphériques multimédia avec notamment les modalités audio et vidéo. Enfin, le dernier chapitre est consacré à la programmation système de Raspberry Pi à l’aide de Python.

    Les développements proposés dans le livre sont réalisés sur le Raspberry Pi 3 B+ et le Raspberry Pi Zero W. Toutefois, la très grande majorité des exemples est portable sur d’autres versions du nano-ordinateur ou sur d’autres systèmes, comme Linux sur cible PC, grâce à la propriété multiplateforme du langage Python.

    L’auteur

    Cofondateur et Responsable R&D d’une start-up en lien avec l’Intelligence Artificielle et la vision par ordinateur, Cédric LEMAîTRE est également passionné d’électronique numérique, de domotique et d’informatique. A travers son blog (http://cl-rpi.fr/), il partage volontiers ses connaissances sur les ressources permettant d’exploiter un Raspberry Pi. Ce livre est l’occasion pour lui de pousser plus loin l’expérience et de transmettre son expertise du langage Python et de la série de nano-ordinateurs Raspberry Pi.

    Mon avis

    Cédric est un pro du Python, qu’il utilise dans ses développements. Pour tout vous dire, on est presque voisins puisqu’il travaille à quelques centaines de mètres de chez moi, ce qui nous a permis des échanges intéressants 🙂
    Consacré au Raspberry Pi et à Python, ce livre de 245 pages vous emmène d’abord dans le monde de la framboise. Cédric nous présente tout d’abord la “famille” Raspberry Pi, avant d’expliquer comment installer Raspbian, l’OS classique du RasPi (même s’il y en a bien d’autres). On passe ensuite rapidement à Python avec son histoire et ses versions, puis une présentation de la partie la plus intéressante de Python quand vous développez : les packages et les bibliothèques. Utilisé par des quantités de développeurs, chercheurs et universitaires, Python dispose d’un impressionnante liste de bibliothèques adaptés à toutes les problématiques (calcul scientifique, parallèle, dev web, traitement d’images, du signal, intelligence artificielle etc.)

    Python a été élu « meilleur langage 2017 » par IEEE. Il dépasse encore Java et C en termes d’influence en 2018. Ce classement a été élaboré à partir des données collectées sur différentes sources. Ce sont les nombres de requêtes pour Python sur Google Search et les tendances provenant de Google Trends qui le confirment. C’est le best of qu’il faudrait apprendre à maîtriser en 2018. (source Journal du Net)

    Cédric présente les outils d’édition et d’exécution des programmes Python (console et outils intégrés) ainsi que les méthodes de débogage puis vous explique comment écrire du code cohérent et homogène. Viennent ensuite les éléments de base du langage : variables et types de données, entiers, flottants, chaîne de caractères et actions sur cette chaîne,  Listes, dictionnaires et tuples. Le chapitre se termine sur un exercice qui vous permet de mettre en œuvre les connaissances que vous venez d’acquérir. Bon, la solution est proposée, mais je vous engage à essayer de réaliser l’exercice, quitte à revenir en arrière sur des notions pas bien assimilées.

    Le chapitre “Modularité” parle des fonctions (qui retournent des valeurs, ou pas) et de la programmation orientée objet avec un exemple classique, celui de la voiture, qui permet de bien saisir (à mon avis) le concept d’objet. Vous y découvrirez les constructeurs et les attributs, les méthodes membres. Vous comprendrez comment encapsuler des données, ce qu”est un héritage.
    Pour participer à la “modularité” vous verrez comment créer vos propres modules et packages, des briques de base qui vous resserviront dans vos futurs développements.

    Le chapitre suivant traite du GPIO et vous donne accès à l’extérieur du Raspberry Pi. Les E/S et le port I2C sont abordés, suivis par l’interfaçage d’un classique BME280, capteur de pression, température et humidité. Il vous explique comment exploiter la DataSheet (feuille de caractéristiques) du composant pour écrire un programme. Vous apprendrez ensuite comment communiquer via le port USB (ici pour communiquer avec un STM32) et le Bluetooth avec un nRF52832 sur lequel est connecté un capteur inertiel (accéléomètre, gyroscope…).

    Pour stocker et utiliser vos données, vous apprendrez comment lire et écrire dans les fichier, utiliser des CSV (sans puis avec Pandas). La base de données MySQL vient ensuite, avec les opérations possibles sur la BDD. Enfin avec MatPlotLib vous pourrez afficher graphiquement vos données.

    Pour agrémenter vos interfaces, vous apprendrez à créer des fenêtres avec tkinter, y ajouter boutons, zones de texte, boutons radio, listes déroulantes…

    Le multimédia est ensuite abordé, avec l’acquisition d’un signal audio et l’utilisation d’alsa depuis Python, la compression du signal. Le traitement d’image à partir de la caméra officielle vous montre comment acquérir les images et manipuler leur contenu en Python (détection de régions, reconnaissance d’objets, amélioration d’image…). On est ici dans le domaine de prédilection de Cédric 🙂

    On termine par l’utilisation de Python pour des commandes systèmes, et enfin les méthodes de test des programmes.

    En résumé : Le public cible de ce livre est large des makers et fablab aux élèves/enseignants de tous niveaux. On retrouve dans ce livre les bases pour démarrer la programmation en Python avec  des exemples (dont les sources sont disponibles en ligne) permettant de vérifier l’acquisition du “minimum vital”. Les exemples concrets de traitement d’image et de son permettent de se lancer dans ce domaine pas toujours facile à aborder pour un maker. Pour ma part je suis en train de plancher sur le chapitre tkinter qui va me permettre (je pense et l’espère) de développer une interface sympa pour une appli avec l’écran HyperPixel que je vous ai présenté récemment.

    Conclusion

    Chacun dans son domaine, ces trois ouvrages vous ouvrent les portes de mondes immenses. Mon collègue Jean-Pierre a l’habitude de dire qu’en informatique, quand on ouvre une porte, il y en 10 autres derrière… et ainsi de suite 🙂 Ici vous avez la clé pour les premières portes en Arduino, Domotique et Python ! Après… il vous reste du chemin à parcourir et de nombreuses portes à ouvrir, mais vous aurez fait un premier pas !

    Bien entendu si vous avez utilisé un de ces livres, n’hésitez pas à faire part de votre avis dans les commentaires ci-dessous.

    Sources

    Cet article Arduino, ESP8266 et Python, trois nouveaux livres dans la collection “La Fabrique” a été publié en premier sur Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française.....

  • Tuesday 14 August 2018 - 16:26

    J’ai eu l’occasion de récupérer le flyer “officiel” du Raspberry Pi. Je vous le propose en version scannée. C’est un A4 à plier en 3, les plis sont apparents sur le scan.

    Le flyer du Raspberry Pi

    Page 1

    flyer officiel raspberry pi page 1

    Cliquez pour agrandir

    Page 1 du flyer, c’est une présentation des différents connecteurs du Raspberry Pi

    Page 2

    flyer officiel raspberry pi page 2

    Cliquez pour agrandir

    La deuxième page donne des indications pour utiliser le Raspberry Pi si vous êtes

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    • Parents

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  • Thursday 16 August 2018 - 15:49

    Présentée par UniPi en mars 2018 lors du salon Amper2018, la gamme d’automates UniPi Axon prend la suite de la gamme UniPi Neuron, basée sur le Raspberry Pi que je vous ai présentée fin 2017.

    La gamme d’automates programmables Axon d’UniPi

    UniPi est une entreprise Tchèque, installée à Brno. Elle a développé toute une gamme d’automates programmables pilotés par un Raspberry Pi, avant de passer à un nouveau produit, la gamme Axon. Cette gamme est équipée d’un CPU Quad-Core H5 Allwinner 1.2GHz (ARM) remplaçant le Raspberry Pi qui équipait les produits précédents. L’automate fonctionne toujours avec le système d’exploitation Linux.  Avec ses 1 Go de RAM, il confère à la gamme Axon des performances élevées et un temps de réponse extrêmement court.  La différence la plus notable est la mémoire : Au lieu d’une carte SD externe, les automates Axon utilisent une mémoire embarquée eMMC de 8 Go, offrant une meilleure fiabilité lors des réécritures répétées. Je vous propose de découvrir ces produits à partir des informations fournies par l’entreprise, et d’autre glanées sur le site Unipi.

    Le S105 modèle d’entrée de la gamme UniPi Axon

    La boîte

    Le S105 occupe 4 modules DIN (7cm de large). Intégré dans un boîtier en aluminium anodisé, il est conçu pour se fixer directement sur le rail d’un armoire électrique. Il est livré dans une boîte comportant une notice et des borniers destinés à assurer une connexion de qualité aux fils d’entrée/sortie. Les borniers sont constitués d’un côté d’une prise qui se connecte sur l’automate, de l’autre d’un bornier à vis.

    Les caractéristiques de l’Axon S105 – premier modèle de la gamme

    – 4× entrées numériques
    – 4× sorties numériques
    – 1× E/S analogique
    – 2× lignes RS485
    – 1× ligne RS232
    – 1× bus 1-Wire
    – 2x USB 2.0
    – 1x 1Gbit Ethernet
    – dimensions 70×90×60 mm (4 modules DIN) 

    Connectique

     

    Quatre entrées numériques acceptent des signaux compris entre 5v et 40 V, provenant d’appareils tels que des commutateurs/interrupteurs, des contacts magnétiques, des capteurs (thermostats, débitmètres, etc.) et autres.

    Quatre sorties numériques peuvent être utilisées pour commander divers dispositifs externes (tels que les gâches électriques, les actionneurs de volets roulants ou de stores, les commandes de portails, etc.

    Une seule entrée/sortie analogique est également présente. L’entrée peut mesurer des signaux de tension continue 0-10V ou de courant 0-20mA, tandis que la sortie est conçue pour la commande et la régulation d’appareils à états multiples tels que chaudières, chauffe-eau, vannes à trois voies, etc. par une tension continue de 0-10V ou par un courant de 0-20mA. Il est également possible de l’utiliser pour mesurer la résistance jusqu’à 2kΩ.

    Une paire de lignes RS485 sert à la communication série avec les appareils utilisant ce mode de transmission. Vous pouvez également les utiliser pour connecter des modules d’extension en utilisant le protocole Modbus. Une seule ligne peut communiquer avec un maximum de 256 appareils, ce qui permet au S105 de communiquer avec un maximum de 512 appareils.

    Une ligne série RS232 permet une communication asynchrone à courte portée avec divers appareils ou passerelles basées sur d’autres technologies. Elle peut également être utilisée pour connecter des appareils IHM (Interface Homme Machine) comme les écrans tactiles Weintek (disponibles dans la boutique UniPi).

    Le bus 1-Wire est capable de connecter divers appareils utilisant ce bus tels que thermomètres, humidimètres et autres capteurs similaires.

    Logiciels préinstallés

    Du point de vue logiciel, le S105 (comme tous les autres produits de la gamme Axon) est livré avec le logiciel Mervis préinstallé. C’est un service de gestion de bâtiment et de contrôle de l’énergie.  C’est la plate-forme logicielle officielle de la gamme Axon. Cela signifie que vous n’avez pas besoin d’installer le logiciel manuellement et que vous pouvez commencer à utiliser le S105 dès réception. Et si Mervis ne répond pas à vos besoins, vous pouvez facilement le supprimer et installer tout autre logiciel supporté.

    La gamme Axon

    La gamme Axon est déclinée en trois tailles et six séries de modèles. Elle est conforme aux normes les plus strictes en matière d’automatisation domestique et industrielle.

    Une des nouveautés apportées par la gamme Axon, est l’implémentation d’une ligne RS232. Cette ligne série est utilisée pour la communication à courte distance via une transmission asynchrone à vitesse fixe. Les lignes RS232 sont présentes dans 10 modèles – à l’exception des modèles S115, S205 et S505 pour lesquels le RS232 est remplacé par un bus 1-Wire.

    Cela permet d’utiliser la liaison RS232 pour créer de nouvelles combinaisons d’interfaces de communication. Selon le modèle, la ligne RS232 peut être combinée avec une ligne RS485, un bus 1-Wire ou les deux.

    L’Axon S115

    L’Axon S115 dispose de quatre lignes RS485 et bien que conçu principalement pour l’utilisation dans les systèmes photovoltaïques, il peut également être utilisé pour l’interconnexion de plusieurs appareils en utilisant différents protocoles de communication.

    L’Axon S155

    L’Axon S155 est fourni avec deux ports Ethernet – le port 1Gbit, présent par défaut sur tous les modèles, a été complété par un port 100Mbit supplémentaire. Cela permet d’utiliser le S155 comme hub de connexion entre deux réseaux séparés.

    L’Axon S605

    L’Axon S605 est équipé de quatre canaux standard IEC 62386. Ces canaux sont compatibles DALI et sont utilisés pour le contrôle des systèmes d’éclairage intelligents.
    Note : Le modèle S605 n’a pas de support logiciel pour le moment et convient principalement aux développeurs de logiciels.

    Les caractéristiques de la gamme Axon

    En fonction du modèle choisi, vous disposerez

    • jusqu’à 36 entrées numériques
    • jusqu’à 4 sorties numériques
    • jusqu’à 28 sorties relais
    • jusqu’à 8 entrées analogiques
    • jusqu’à 8 sorties analogiques
    • jusqu’à 4 lignes universelles RS485
    • quatre canaux aux normes IEC 62386 pour la commande intelligente de l’éclairage (compatible DALI)
    • une paire de ports Ethernet 1Gbit Ethernet

    Modules 1-wire

    UniPi propose également une gamme de capteurs SEDtronic 1-Wire. Ce sont des modules équipés de capteurs 1-wire pour la surveillance de l’environnement qui peuvent, en plus de la température, mesurer l’humidité et l’intensité lumineuse. Certains modèles comprennent également une entrée numérique ou une entrée analogique.

    Les modules capteurs existent en plusieurs variantes. Un module sans mesure d’humidité peut être équipé d’une diode LED de signalisation. Il existe également d’autres options où le module peut être utilisé comme entrée numérique ou analogique (niveau logique 5V, analogique 0-5V). Ces modules sont compatibles avec les interrupteurs muraux Schneider Unica. L’installation qui en résulte offre une solution esthétique et pratique, combinant un interrupteur mural en creux avec une lumière LED colorée et un capteur de température, le tout dans un seul boîtier.

    Variantes du module capteur

    U1WTVS – mesure de la température, de l’humidité et de l’intensité lumineuse.
    U1WTVD – mesure de la température et de l’humidité + une entrée numérique
    U1WTS – mesure de la température et de l’intensité lumineuse
    U1WTD – mesure de la température + une entrée numérique
    U1WTA – mesure de température + une entrée analogique
    U1WTL – mesure de température + rétro-éclairage LED (bleu, blanc, rouge)

    * Il n’existe pas de modules étanches ou résistant à l’eau.

    Caractéristiques

    Dimensions : 36 mm x 12 mm x 12 mm
    Tension : 5V continu
    Courant maxi : maxi 1mA
    Consommation d’énergie : max. 5mW
    Plage de température : -20 °C à +40 °C

    Hub 1-wire

    Vous trouverez également chez Unipi des hubs pour le 1-wire. Je sais, vous allez me dire “Bin chez moi j’ai mis un domino et ça marche…“. Tout à fait d’accord. Mais en GTB (gestion technique de bâtiment) ou sur une installation domotique réalisée par un professionnel, avouez que ça ferai un peu misérable de relier les fils avec un domino ou une épissure !

    Conclusion

    Avec cette nouvelle gamme de produits, UniPi passe d’une gamme basée sur du Raspberry Pi qui lui a permis d’acquérir une expérience dans le domaine, à une gamme réalisée spécifiquement pour des applications de GTB, maison intelligente. La gestion par les logiciels phares du marché (Mervis et bientôt Codesys) ouvre la voie vers des applications de gestion industrielle ou GTB.

    Cet article Gamme d’automates industriels et domotiques/GTB Axon de Unipi a été publié en premier sur Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française.....