KrISS feed 8.7 - Ein einfacher und schlauer (oder dummer) Feed-Reader. Von Tontof
  • Tuesday 30 October 2018 - 17:40

    Après l’Italie, c’est le Brésil qui vire fasciste. Et sans compter les partis nationalistes un peu partout, qui grimpent (Autriche, USA, Allemagne, France…) et sont plutôt haut…

    Parallèlement on a aussi les USA qui ont ré-autorisé les safaris et le commerce de l’ivoire. La Chine vient d’autoriser de nouveau le commerce des cornes de rhino et les os de tigres.

    Et ne parlons pas du climat : même si Emmanuel Trump est le « champion du Climat », la France elle-même ne respectera pas l’objectif de la Cop21.

    C’est déprimant.

    Aux extra-terrestres : revenez dans 150 ans, on ne sera plus là. La planète sera à vous.

  • Monday 05 November 2018 - 22:10

    i
    Voir :

    On peut inverser deux variables sans utiliser de variables intermédiaires. Généralement c’est fait avec deux additions et une soustraction. Mais on peut aussi utiliser 3 "XOR" de suite. Ce lien tente d’expliquer ça de façon visuelle.

    Je connaissais l’astuce, mais je ne trouve pas ça très parlant : les images ne sont pas expliquées.
    Je pense que je préfère la version avec les bit, que j’explique ci-dessous :

    Pour rappel, le XOR est la contraction de « x-or » ou « eXclusive-or », soit le ou-exclusif en français.

    Il s’agit d’une opération qui prend deux entrées et offre une sortie : la sortie est à 1 si l’une des entrées seulement est à 1. Dans les autres cas, c’est 0.

    Donc, prenant le format A xor B = C :

    0 xor 0 = 0 // il n’y a aucun 1, donc le résultat est 0.
    0 xor 1 = 1 // il y a un 1 et un seul, donc le résultat est 1.
    1 xor 0 = 1 // il y a un 1 et un seul, donc le résultat est 1.
    1 xor 1 = 0 // il y a deux 1, donc le résultat est 0.


    Donc si je fais ça pour une chaîne binaire entière, en appliquant ça chiffre à chiffre :

        1 1 0 0
    xor 1 0 1 0
        ↓ ↓ ↓ ↓
        0 1 1 0


    Autrement dit : 1100 xor 1010, ça fait : 0110.

    Maintenant, il se trouve qu’on peut utiliser ça pour inverser deux variables, a et b :

    var a = 1100
    var b = 1010


    On veut inverser les deux variables (attribuer à b la valeur de a et à a la valeur de b). Généralement on utilise une variable « jetable » intermédiaire :
    var a = 1100
    var b = 1010
    // Puis on fait :
    var c = a 
    a = b
    b = c
    
    // ici donc on a a=1010 et b=1100, donc le résultat voulu.

    On a temporairement donné la valeur de a à c pour ne pas perdre cette valeur.


    Pour obtenir ça avec des xor, ça se fait en 3 étapes :

    var a = 1100
    var b = 1010
    
    a = a xor b
    b = b xor a
    a = a xor b
    
    // maintenant on a a=1010 et b=1100


    Si j’explicite avec les valeurs numériques :

    var a = 1100
    var b = 1010
    
    a = a xor b
    // a devient "a xor b", donc "1100 xor 1010", c’est à dire "0110"
    b = b xor a
    // b devient "b xor a" donc "1010 xor 0110" (la nouvelle valeur de a), soit "1100"
    a = a xor b
    // a devient "a xor b" donc "0110 xor 1100", soit "1010"
    


    On a doncbien inversé les variables.

    À noter que l'opération XOR ici est appliqué au niveau binaire, donc au plus bas niveau possible de l'ordinateur. Cela signifie que les variables sont inversées quelque soient le type de variables (nombres, lettres, images, tableaux de donnés...).
    C'est donc plus puissant qu'une opération numérique sur des nombres.

    Pour plus de détails sur le binaire, voir mon cours :

    Et pour plus de détails sur l’usage du binaire en informatique, les semi-conducteurs, et comment un tas de transistors peut calculer :

    image d’en-tête de Patrick

  • Saturday 10 November 2018 - 15:34

    l’attaque déflagration
    Il n’y a pas si longtemps, je tiltais que l’espèce de flamme en forme de croix de l’attaque Déflagration (image d’en-tête) représentait le kanji « 火 », qui symbolise et signifie le feu.
    Ce détail n’est pas anodin si l’on considère que la déflagration est l’ultime capacité de feu dans l’univers Pokémon, et ce n’est pas une coïncidence.

    Peu après, je remarquais (mais là c’est purement une coïncidence) que les taches sur le torse de Mangriff et de Séviper (deux pokémons éternellement rivaux l’un de l’autre) symbolisent un M et un S, soit leur initiales respectives. Cette remarque (étonnante) ne marche qu’en français cependant et ne semble pas être volontaire.

    Une autre chose, bien plus ancienne, mais qu’on ne remarque pas quand on est petit et qu’on joue à pokémon Rouge ou Jaune, c’est le nom des villes du jeu. Saviez-vous que chaque nom provient d’une couleur ?

    Jadielle : provient de jade, une teinte de vert. Azuria : provient d’azur, référant au bleu. Carmin sur Mer : le carmin est un rouge sombre.
    Si l’on se souvient dans pokémon Jaune, un jeu plus récent que Rouge et Bleu qui pouvait utiliser les capacités de la Game Boy Color, on voyait chaque ville avec une couleur différente : les couleurs choisies correspondaient à leur nom.

    Mais ce n’est pas tout !

    Chaque ville dispose d’un panneau quelque part, qui décrit la ville : « Argenta, le gris et le mat de la roche ». Ou bien, « Bourg Palette : un monde de couleur s’ouvre à vous ». Ça vous revient ? Et vous notez les jeux de mot à chaque fois ? La couleur de la roche grise est celle de l’argent ; quant au Bourg Palette, la palette symbolise le monde de couleur. Peut-être également un lien avec le pokémon Ho-oh (le pokémon arc-en-ciel), que Sacha aperçoit lors de son départ…

    Là-encore, ce n’est pas tout !

    Chaque ville représente quelque chose, un concept.
    Lavanville par exemple, dont la couleur est le pourpre clair : le lavandin, couleur de la lavande. Cette ville contient la tour pokémon, qui est le cimetière pokémon dans le jeu. La ville dégage une aura reposante et sereine (avec une touche de glauque, c’est vrai). Maintenant, que symbolise la lavande dans le langage des fleurs ?? Le repos et la sérénité.

    Un autre ?
    Carmin-sur-mer, le « port au crépuscule flamboyant » : sa couleur est le rouge carmin. Quelle est la couleur du soleil au crépuscule ? Rouge.
    Cette ville est également le port de la région : le navire qui part (au cours du jeu) symbolise la fin d’une histoire et le début d’une autre… comme un jour qui s’en va au crépuscule et un autre qui commence !

    Toutes les villes ont ça, et pour la peine, après quelques recherches je me suis permis de regrouper tout ça dans un tableau :

    Bourg Palette (FR)
    Pallet Town (US)
    Masara-town (JP)
    « Un monde de couleurs s’ouvre à vous »
    Comme une palette de couleurs.
    En japonais, Masara-town fait référence au blanc et au renouveau. La lumière blanche reste un mélange de toutes les couleurs elle aussi.
    - -
    Jadielle
    Viridian City
    Tokiwa City
    « Verte comme l’espérance »
    Le vert de jade est une teinte verte claire pâle, issue d’un minéral (la jade). Le nom anglais vient de « Viride », un vert et le nom japonais de « tokiwa iro », le vert des arbres qui ne perdent jamais leurs feuilles.
    Badge Terre, verte en forme de feuille Le fait que l’arène soit fermée au début du jeu et devienne accessible une fois qu’on a tous les autres badges, symbolise l’espérance : tout arrive à qui sait attendre.
    Le nom japonais de la ville peut être interprété comme le fait qu’un homme ne perd jamais sa bonté : tant dans l’animé, dans Origins que dans le jeu, Giovanni, chef d’une organisation criminelle (et champion de cette ville), finit par se rendre compte que le vrai bonheur se trouve dans le fait d’être avec ses Pokémon. La morale est donc qu’il ne faille jamais perdre espoir. Ce renouveau peut également être vu dans le symbole du badge (une feuille) qui pousse dans le sol (les pokémons de Giovanni sont de type sol).
    Argenta
    Pewter City
    Nibi City
    « Le mat et le gris de la roche »
    Le nom de la ville réfère à l’argent, le métal, et sa couleur. Le nom anglais à celui de l’étain (un autre métal gris) et en japonais « nibi » est une nuance de gris foncé. Cette couleur symbolise la dureté de la roche et des montagnes, entre lesquelles la ville est située. Elle peut également référer à l’éclat de la Lune : la montagne Sélénite était la montagne de la lune (Séléné est la déesse de la Lune), où l’on trouvé les Mélofées.
    Badge Roche, argentée en forme de pierre Pierre a un nom qui convient particulièrement à sa ville, son badge et son type de pokémon. Il est dit être « dur comme la pierre ».
    Azuria
    Cerulean City
    Hanada City
    « Baignée par une aura d’un bleu mystique »
    Azuria vient bien-sûr du bleu azur. En anglais, le bleu céruléen est le pigment qui donne son nom à la ville. En japonais, le hanada-iro est une teinte de bleu claire. La profondeur du bleu azur réfère à l’eau, qui entoure la ville. Le bleu est également la couleur de la science, des rois et de la puissance : c’est pour cela que Mewtwo (le pokémon le plus fort de tous, créé par la science) prend refuge dans la Caverne Azurée.
    Badge Cascade, bleue en forme de goutte d’eau Le nom de la championne, Ondine, désigne ici également l’eau : comme une vague peut être calme et reposante, elle peut aussi être destructrice et sauvage, tout comme le caractère d’Ondine.
    Carmin sur Mer
    Vermilion City
    Kuchiba City
    « Le port aux crépuscules flamboyants »
    Le carmin est une teinte de rouge sombre. En anglais, le vermillon est un rouge vif, et en japonais, kuchiba désigne la couleur des feuilles mortes. Les feuilles mortes et le crépuscules désignent tous les deux la fin d’un cycle (la fin du jour pour le premier et la fin de l’été pour le second), avant un renouveau… vers d’autres horizons, atteints grâce au port de la ville..
    Badge Foudre, jaune/orange, en forme de soleil Le Major Bob, d’origine américaine, est appelé « le Ricain Survolté », d’où ses pokémons électriques.
    Le fait que, dans l’anime, il fait passer la puissance brute de son Raichu au dessus de la stratégie d’un Pikachu (moins fort, mais plus malin), peut être vue comme une critique des USA, toujours dépeints comme des brutes sans cerveau (ie : Rambo, Terminator…).
    Céladopole
    Celadon City
    Tamamushi City
    « La ville de rêves arc-en-ciel »
    Le céladon est une teinte de vert-gris. Le nom japonais réfère également à une teinte de vert. Je trouve néanmoins que ce choix de couleur ne reflète pas trop la description de la ville, liée à l’arc en ciel. Les couleurs de l’arc-en-ciel pouvant par exemple désigner les 7 villes colorées entourant Celadopole, elle-même située en plein centre de Kanto.
    Badge Prisme, en forme de fleur aux couleurs de l’arc-en-ciel « Érika, le combat par les plantes », est ce qui est écrit sur le panneau à l’entrée de l’arène.
    Les plantes, d’ordinaires pacifiques contrastent ici avec le combat, qui annonce sans nuances la puissance d’Érika. Le vert peut provenir de là.
    Lavanville
    Lavender Town
    Shion Town
    « Le pourpre de la noblesse »
    En français comme en anglais, le nom provient de la couleur violette/rose de la lavande. En japonais, shion-iro désigne la couleur d’une autre fleur, l’aster tataricus, également d’un violet assez clair.
    Cette couleur reposante, claire sans être vive réfère à la tour pokémon, cimetière des pokémons où ils reposent. Le violet est également la couleur des trois pokémons fantômes du jeu. La lavande a la signification de la pureté, du silence et de la sérénité.
    - -
    Safrania
    Saffron City
    Yamabuki City
    « La où le commerce est roi »
    Le safran est une plante de couleur jaune/orange. Yamabuki-iro désigne la couleur d’une fleur jaune également. La description de la ville symbolise la couleur dorée au travers du commerce, et donc l’échange de pièces d’or. La ville est grande et prospère, en partie grâce à la présence de la Sylphe SARL.
    Badge Marais, dorée en forme de pièce Morgane est la maîtresse des pokémon psy.
    Dans l’animé, elle est tout d’abord une jeune fille fermée et froide. Ce n’est que quand Sacha arrive avec un pokémon spectre qu’elle s’ouvre et rigole pour la première fois depuis son enfance. Les deux ronds formés par le badge peuvent symboliser son côté froid et dur au sein duquel se cache son côté doux et joyeux, comme des poupées russes. Cette idée est renforcée dans l’animé, où la Morgane froide et dure tient une poupée blanche et souriante.
    Parmanie
    Fuchsia City
    Sekichiku City
    « Rose comme la passion »
    Le fuchsia est une teinte de rose, et le sekichiku-iro désigne la couleur d’un œillet (une plante).
    Badge Âme, dont la forme de cœur et la couleur rappellent la description et la couleur de la ville : la passion et l’amour. Koga est un Ninja, maitre des pokémon poison. Le poison est parfois appelé « la mort silencieuse », étant donnée qu’elle ne laisse aucune trace visible, exactement comme un ninja.
    Le rose/violet de la ville réfère souvent à la couleur du poison, des sorcières et de nombre pokémons poisons.
    Cramois’Île
    Cinnabar Island
    Guren Jima
    « Vive comme les flammes »
    Le cramoisi, ou crimson, est une teinte de rouge vif tirant légèrement sur le rose. Guren désigne le rouge d’un lotus. La description rappelle l’origine volcanique de l’île.
    Badge Volcan, rouge en forme de flamme. Là aussi le badge symbolise le feu. Auguste est le nom du champion. Le nom du mois d’août provient de l’empereur romain Auguste. Ce mois étant généralement le plus chaud de l’année, il convient particulièrement au champion d’une île volcanique.
  • Tuesday 13 November 2018 - 12:55

    Ah oui, donc le fisc va analyser les données que vous publiez sur les réseaux sociaux.

    Par exemple, s’ils trouver que vous venez d’acheter un yacht pour faire le tour du monde, mais que parallèlement vous travaillez au Smic, ça lèvera une alerte et l’on viendra vous réveiller très tôt le matin. Ingénieux non ?

    Ce qui est absolument infecte dans cette histoire cependant, c’est qu’ils vont utiliser les réseaux sociaux, c’est à dire Google, Facebook, Twitter… donc des sociétés qui ne payent eux-même pas d’impôts en France et pour lequel le gouvernement ne semble pas bouger un cil.

    On va donc, comme d’habitude encore et toujours, déployer des moyens colossaux pour récupérer quelques millions, alors que l’on pourrait récupérer des dizaines de milliards en demandant à ce qu’une poignée d’entreprises payent leur impôts normalement comme tout le monde (j’allais dire « respectent la loi » mais malheureusement les montages fiscaux en tout genre sont légaux, ce qui est un autre problème totalement ignoré, et donc encouragé, par les pouvoirs publics et le gouvernement).

    Ce n’est pas bien différent d’augmenter le prix du carburant pour taxer les gens alors que Total & Co font aussi partie de ceux qui ne payent pas leurs impôts.

  • Saturday 17 November 2018 - 13:21

    C’est beau la presse. Ils sont au moins 50 000 dans le secteurs, mais aucun n’est concurrent d’un seul autre :

    recopiage d’articles
    Oui, tous les médias ont encore une fois recopié un article du même endroit.
    Et après ça vient pleurer parce que le méchant google se fait du fric en copiant leur titre et parce qu’ils veulent une taxe Google pour arrêter ça.

    Mais ce n’est pas tout : non content d’avoir des rédacteurs dignes de ce nom, ils n’ont pas non plus de traducteurs. En effet, à l’origine tous les articles parlaient des unités « Kilogramme, kelvin, ampère et la taupe ».
    La taupe ? Oui, c’est la traduction de « la mole », qui est le nom anglais de la 4e unité révisée par la CGPM cette semaine.

    Ces cons ont simplement copié le communiqué officiel du BIPM dans Google Traduction, qui a traduit « mole » par « taupe ».

    À part ça, les rédacteurs ça sert à rien, les traducteurs ça sert à rien et la relecture c’est pour les chiens, vu que désormais on a les IA, n’est-ce pas ?

    Mais on aura appris au moins une chose : pour toucher 5 milliards d’euros de subvention par an, il suffit de coder un lecteur RSS, coller les news de l’AFP et autres dedans, et publier sur divers blog-pour-milliardaires du style « Ouest-France », « Le Point » ou « RTBF », en faisait traduire ça mot à mot par un robot quand c’est en anglais.

    L’erreur a maintenant été corrigé un peu partout, mais certains ont fait des captures d’écrans et pris des notes.

    Mais une autre erreur, bien plus subtile, est toujours là. Elle concerne la notation du nombre d’Avogadro (Na) n’a été corrigé nulle part. Effectivement : le « NA » n’est pas le symbole du nombre d’Avogadro : c’est celui que newton-ampère, qui est utilisé nulle part en fait. Le nombre d’Avogadro, c’est un grand « N » et un petit « a » en indice (et pas « Na » non plus, sinon on a le symbole chimique du sodium).

    Oui la science est précise.

    Et la métrologie, qui est précisément le thème de cette news et celui du BIPM, est un peu le domaine dédié à la précision et à la rigueur parmi tous les domaines de la science.

    La moindre des choses, quand on veut en parler, c’est de faire honneur à ça, pas lui faire honte.

    ÉDIT : Les journaux français ne sont pas les seuls à avoir fait l’erreur. Ce site allemand a fait la même chose, on traduisant "mole" par "Maulwurf" (taupe également)…
    (Merci Yves pour avoir noté ça)

  • Thursday 22 November 2018 - 17:41

    (Ce post est un commentaire à ce tweet, mais pas que).

    En gros, l’on estime ce qu’on est censé pouvoir faire avec 1 200 € par mois et on obtient ça :

    i
    Je remets ma réponse ici, en le développant (tout ne tient pas dans un tweet).

    Autant je suis d’accord pour dire que le Smic c’est de la merde, c’est bien trop bas par rapport au travail produit et la valeur ajouté de la plupart des métiers, etc. etc.

    … Autant je comprends pas vos estimations. Je dois pas vivre au même endroit.

    Par exemple, vos 400 balles de bouffe par mois. En plus pour un célibataire ? Vous mangez du caviar au restaurant 4 fois par semaine ?

    Je vais prendre mon exemple (j’étais au Smic y a 3 ans).
    Célibataire, je faisais mes courses une fois par semaine et je ne dépensais jamais 35 €. Généralement j’étais autour de 20~25 €. Je ne dépensais pas plus de 100 € mois.

    Je ne me privais pas pour autant.

    Mais peut-être que ça vient du fait que je ne prenais pas de Nutella hors de prix, ni de céréales du matin super cher ou des produits de marques qui ne valent pas le coup. Oh et pas de plats préparés à 3~4 € pièce non plus, ni de bouteille d’alcool à 15 € (l’alcool c’est comme le tabac : une drogue qui profite surtout à l’État). Et puis tout simplement, ce genre de choses n’est pas de l’alimentaire mais un loisir (sinon vous avez un sérieux problème).

    Je prenais des légumes frais, fruits, de la farine, des œufs, et je faisais ma bouffe.
    Vous seriez surpris qu’avec un chou fleur (1€), un sachet de fromage rappé (0,9€), un peu de farine et du lait (si peu : ~1€) et une pincée de sel (vous voulez vraiment le prix ?) on peut faire à manger pour deux jours.

    Bien-sûr que chacun a ses petites habitudes, et que si t’aimes les céréales Lion à 12€/kg le matin faut pas te priver. Mais faut pas pousser non plus.

    Apprenez aussi à dépenser correctement : je sais que la télé et la pub ça pousse à acheter acheter acheter, toujours acheter… Mais soyez un peu moins cons et posez vous les bonnes questions : vous pensez vraiment gagner du temps avec des plats préparés à 5 € ?

    Et je ne parle pas d’une pléthore de produits de sois-disant « grandes marques » dont la qualité n’est finalement en rien supérieur aux autres marques. Essayez : à quelques exceptions près, ce n’est qu’un logo que l’on paye. Je veux dire : du sucre, c’est du sucre, de la farine, c’est de la farine. C’est pas aussi simple pour tout, mais c’est le genre de trucs qu’il faut apprendre à voir…

    Là encore, autant Macron et les autres neuneus qui pleurent en n’ayant « que » 5 000 € par mois sont pitoyables et ne savent pas de quoi ils parlent, autant j’ai bien l’impression que ceux qui tweetent tout ça ne savent pas plus de quoi ils parlent.

    Même remarque pour l’élec / eau / chauffage là : 60 € c’est loin de la réalité (même si, encore une fois, on n’a pas tous le même logement). Pour ma part, je suis autour de 80 € (moyenné sur l’année, mais mon appartement est petit et ridiculement mal isolé).

    Pareil : « tél+internet à 30 €. ». Ça exclut le forfait mobile, on est d’accord ? Sinon c’est 50 €/mois, et je prends des forfaits décents les moins chers (à l’époque j’étais sur le contrat à 2€/mois et l’ensemble me prenait donc 32 €/mois).

    Oh… et perso quand j’étais au Smic j’avais le droit à l’aide au logement, ce qui constituais (dans mon cas) environ 200 € par mois.
    … et je pense qu’on peut également ajouter la prime d’activité avec ça : 50~80 €/mois

    (Au final, je pense qu’il est plus rentable d’être au Smic avec 250 € d’aides qu’avec 1 800 €/brut : le revenu est le même, mais on paye moins d’impôts… je sais exactement de quoi je parle car c’était exactement mon cas. C’est triste à dire, d’un côté, mais ce sont les droits que l’on a dans ce pays, le même qui autorise les 1% à ne pas payer d’impôts, donc autant en profiter).

    Bref, vos « estimations réalistes » ne le sont pas plus que ceux des politiciens.

    PS : je le sais, cet article n’est pas une référence et chacun est différent, merci. Il ne reflète que ma situation et du coup traduit mon incompréhension de la situation que d’autres partagent).

  • Monday 26 November 2018 - 14:28

    i
    Avec la sonde InSight qui va arriver sur Mars, la question se pose si on doit « marsifier » tous les mots ? Par exemple, parle-t-on de « amarsir » ou de « atterrissage sur mars » ?

    D’une façon générale, on décline le mots en fonction des planètes quand le mot lui-même réfère déjà à une planète (généralement la Terre).

    Dans « atterrit », la notion de « terre » réfère à la terre ferme, pas la planète Terre (la majuscule dit tout). Qu’on se pose sur Mars, la Lune ou la Terre, on dit toujours « atterrir » (même si jusqu’à maintenant le « alunir » a été toléré).

    En revanche, les mots comme « géologie » ou « périgée », où le préfixe « géo- » et le suffixe « -gée » réfèrent à la Terre en tant que planète (géo vient de la racine grecque de Terre), on doit décliner le mot en fonction de la planète dont on parle.

    Pour Mars, on utilise la racine grecque arès.

    Au lieu de géologique ou géographie martienne, on peut dire aréologie et aréographie. Ces mots existent.
    De même, pour la Lune on parle de sélénologie et de sélénographie.

    Concernant les périastres et apoastres (les points d’une orbite les plus proches et les plus éloignes dudit astre), on les décline également : au lieu de périgée ou apogée, on dira périarée et apoarée pour Mars.

    Pour Jupiter, Saturne et Neptune, on parlera de périzène/apozène (en référence à Zeus), de périkrone/apokrone (Kronos), et périposéide/apoposéide (Poséidon).

    En pratique, beaucoup de ces termes ne sont que peu utilisés, mais ont le mérite d’exister et suivent une logique étymologique. Ce qui n’est sûrement pas le cas de alunir ou amarsir…

    image de la Nasa

  • Friday 07 December 2018 - 13:28

    microsoft edge logo
    Lire :

    Microsoft pense que si leur navigateur possède les performances que Chrome (le leader du marché), les gens resteront sur Edge.

    Et Microsoft se trompe.
    Rien de ça n’est pas une question de performances, juste de marketing et d’interaction avec l’utilisateur.

    Premièrement, j’ai un bon contre-exemple. Avant Chrome, Opera a toujours été le plus rapide, le plus performant, le plus respectueux des standards et le plus complet des navigateurs. Mais il n’ont jamais dépassé 1% de part de marché. Ils n’ont pas non plus cherché à le faire. Mais ils étaient les meilleurs, c’est indéniable. Aujourd’hui, c’est Vivaldi qui a repris ce flambeau avec les mêmes espérances : construire un navigateur complet et rapide et performant. Mais ils ne dominent pas le marché pour autant.

    Chrome n’est pas le plus performant : il est rapide, mais son empreinte mémoire est un désastre : il occupe bien plus de mémoire que n’importe quel autre navigateur. À ça, j’ai envie de dire « et alors ? les 8 Go de RAM dans le PC méritent d’être rentabilisés, non ? », mais le commun des mortels, lui, s’en fiche : il ne sait pas ce qu’est la « RAM ». Toujours est-il qu’il reste que Chrome n’est ni le plus léger, ni le plus performant.

    Mais Chrome est proposé à l’installation quand on navigue sur Google, sur GMail, sur Youtube, bref tout le système Google et donc une bonne partie du web qu’une personne lambda est emmené à voir et à utiliser. Il est difficile de passer outre. Chrome est aussi proposé à l’installation quand on installe divers logiciels qui n’ont rien à voir (CCleaner, etc.). Chrome est proposé partout, et c’est donc logique qu’on le retrouve chez tout le monde. C’est le résultat de 10 ans de matraquage publicitaire réussis.

    Chrome domine le marché des navigateurs pour la même raison que Windows domine celui des systèmes d’exploitation. Je ne dis pas que c’est illégitime d’y être parvenu ainsi, mais c’est en tout cas déloyal (voire illégal (sur le papier), concernant Windows et la vente liée).

    Ensuite, pour ce qui est de l’interaction… Ben… quand j’utilise un produit Microsoft, je suis sans arrêt dérangé par des popup à la noix. Que ce soit pour me dire que le système a été mis à jour, que le navigateur est tout nouveau, tout joli, pour me dire que j’ai fait le bon choix, pour me dire que Windows n’est pas activé, pour me dire ceci ou cela…

    Microsoft agit comme ça depuis longtemps : qui ne se souvient pas de l’assistant Office en forme de trombone, qui surgit n’importe comment et n’importe quand ? Ou de l’UAC, le truc chiant et inutile qui s’affiche constamment, y compris en plein jeu ? Ou encore un popup de Windows Update, qui nous ordonne de redémarrer l’ordi en pleine session de jeu ? Vous savez donc.

    En bien Edge n’échappe pas à cette règle.
    Juste, lancez Edge une première fois sur un ordinateur tout neuf : « voulez-vous activer SmartScreen ? », « quel moteur de recherche voulez-vous ? », « êtes-vous sûr ? », « où voulez-vous enregistrer ce fichier ? », « edge doit-il également ouvrir vos PDF ? », « Bing ? », etc.
    MERDE !

    Chez Microsoft, ils pensent que l’interaction entre l’humain et la machine passe par un dialogue fait de popup, alors que non.
    Un ordinateur c’est un outil : il ferme sa gueule, fait ce qu’on lui dit de faire et fait ce qu’il doit faire.

    Windows est inutilisable sans passer par un interrogatoire : rien qu’à l’installation, on doit donner son accord sur 15 000 trucs légaux avant, pendant et après l’installation, ceci sans compter de devoir décliner nom, prénom, âge, e-mail, localisation, format de la date… Bordel, t’es un ordinateur : tu ne peut pas configurer tout ça tout seul ? Qu’est-ce qu’ils branlent chez Microsoft, pour que ce soit à moi de tout faire ?

    L’utilisateur s’en FICHE de savoir que le produit n’est pas à jour ! Ce n’est pas son problème ni son boulot de s’occuper de ça. C’est au système d’installer les mises à jour et de faire en sorte que tout ça soit transparent, invisible et surtout que rien n’interfère avec l’utilisateur ou avec son travail : il ne doit pas le couper son travail, ne pas déplacer des fichiers et ne doit pas changer son navigateur par défaut (n’est-ce pas ?).

    Et Chrome ?

    Lui il s’installe et est prêt tout de suite. Il se met à jour en tâche de fond. Si vous naviguez, il ne ferme pas votre travail de façon impromptue mais il attend la prochaine fois que vous lancerez le navigateur et il sera prêt.

    Il ne demande pas votre avis sur le moteur de recherche, smart-screen ou autre : il a fait ses choix et si ça ne vous convient pas, vous pouvez aller les changer et il respectera ça. Mais autrement, il est utilisable par défaut immédiatement.

    Oui ? Quoi ? Firefox ? Il a le même problème que Windows/Edge : « connaissez-vous vos droits ? », « voulez-vous faire un tour de l’interface ? », « vous savez comment modifier l’apparence ? », « voulez-vous une barre de recherche unifiée ou séparée ? », « une petite pièce pour la fondation Mozilla ? ».

    C’est ça qui fait qu’un programme a du succès auprès du public non-geek : que ça marche sans emmerder l’utilisateur constamment. Dès l’installation et pour toujours.

    Donc oui, Microsoft se trompe.

    Si IE est clairement merdique, Edge est bon en terme de respect des standards et ses performances sont remarquables aussi (merci l’accélération matérielle). Microsoft a juste de la poisse que Edge trimballe l’image médiocre d’IE. C’est leur faute oui, et c’est comme ça. Mais Edge n’est pas si mauvais que ça (même si son interface est affreuse, selon moi).

    Edge, et n’importe quel navigateur de Microsoft, ne montera jamais s’ils restent sur leur une interface « à la Windows » qui ne place pas l’utilisateur au centre.

    Mais ça, Microsoft ne peut pas le comprendre : ils n’utilisent pas leur propres produits, ça se voit immédiatement. Pourquoi ? Tout simplement parce leurs produits sont inutilisables en l’état, et personne de sensé ne vendrait ni achèterait un tel produit, si bancal, si chiant. Ces remarques, ces reproches lui sont décriés, mais ils s’en foutent manifestement : je connais Windows depuis Windows 95 : ça a toujours été comme ça. C’est pour ça qu’ils feront et referont toujours les mêmes erreurs.

    Oui, il est possible d’avoir un PC sous Windows qui tourne bien (un moment). Mais à quel prix ? Combien de manips, de routines, de cases à cocher, de bloatware faut-il supprimer d’un PC grand-public pour qu’il ronronne enfin ? Et encore, il ne ronronnera que jusqu’au prochain patch-tuesday ou la prochaine grosse realease, après quoi, si tout s’est bien passé (donc si vous avez de la chance et que la lune est pleine), il faudra tout recommencer car tous les paramètres auront été réinitialisés…

    Tant que Edge fonctionnera comme ça, ça ne pourra pas marcher.
    Tant que Edge fonctionnera comme ça, Chrome restera où il est. Et si ce n’est pas Chrome, ça sera un autre.

    Quant à Windows, ses parts de marchés baissent aussi, au profit de Mac OS et d’Android (sur les Chromebook). Je ne parle pas des distro Linux. Ni du mobile.

  • Sunday 09 December 2018 - 12:54

    emp spam
    EMP est un site de merchandising de musique/films/séries. Il est très connu par les métaleux, mais aussi par les fan de divers univers cinématographiques : Harry Potter, Seigneur des Anneaux, The Walking Dead, Marvel, etc. Les produits sont pas mal.

    Le site, par contre, est une plaie.

    Déjà, pour commander, il faut payer. Avec de l’argent, mais aussi avec votre e-mail.

    Il est impossible de passer une commande sans que votre e-mail ne soit enregistrés chez eux sur une liste à spam. C’est marqué noir sur blanc au moment de commander : votre e-mail sera utilisé à des fins marketing.

    J’ai été très con de penser accepter maintenant, puis de me désabonner ensuite. Depuis ce jour, ma boîte e-mail ressemble à ça :

    spams par EMP Online
    Il ne s’agit (heureusement) pas de mon adresse mail de contact : c’est une adresse dédiée aux inscriptions. Notez également que je n’ai pas filtré quoi que ce soit et que ce sont bien mes derniers e-mails reçus sur cette boîte.

    Bien-sûr, chaque e-mail contient un lien de désabonnement. Ce lien ne marche pas.

    J’ai tenté de les contacter sur Twitter : pas de réponse.
    Je leur ait envoyé un e-mail (à l’adresse sur leur site) : pas de réponse.

    Comme je suis un radin, je refuse de leur envoyer un courrier postal qui va mettre une semaine à arriver.

    D’où mon coup de gueule ici. S’ils le voient, tant mieux. S’ils agissent, encore mieux.
    Mais ça ne changera pas pour moi :

    • obliger les gens à donner leur e-mail, ce n’est (au minimum) pas très correct et (au maximum) pas bien légal ;
    • envoyer des e-mails sans lien de désabonnement fonctionnel, je crois que c’est illégal ;
    • et en plus faire la sourde oreille sur deux canaux de communication qu’ils proposent eux-même, c’est tout simplement irrespectueux.

    Je vais juste bloquer EMP dans mes filtres sur mon serveur et ça s’arrêter. Ils continueront de me spammer s’ils veulent, je ne verrais plus rien. Mais ils ont perdu un client.

  • Sunday 16 December 2018 - 15:01

    censure
    France 3 a repris une photo prise par l’AFP pour le passer dans son JT. Sur cette photo, on voir un manifestant tenant une pancarte avec « Macron Dégage ».
    Dans le JT de France 3, on voit la même pancarte avec juste « Macron » écrit dessus :

    france 3 censure

    France 3 a modifié la photo. Les raisons n’ont pas été données, mais je laisse à chacun d’en juger l’éventuelle raison.
    Juste : avant de hurler contre les pro-complot, admettez qu’il s’agit là une bonne grosse perche de plus…

    La capture d’écran ci-dessus provient du huffington-post, mais tous les médias en parlent.

    Contacté par certains médias, France 3 parle d’une « erreur humaine ».

    Autrement dit, y a quelqu’un chez eux qui a dit « Oops, j’ai malencontreusement ouvert une photo de l’AFP qui doit passer à l’antenne dans photoshop et — toujours sans faire exprès – effacé un mot qui pourrait fâcher mon chef. ».

    Heu… lol ?
    Non, ceci n’est pas un acte inconscient.

    Histoire de rafraîchir la mémoire à France 3, voici ce que donne la définition de « erreur » sur Wikipedia :

    Une erreur désigne une opinion, un jugement ou une parole non conforme à la réalité, à la vérité ; lorsque l'acte est conscient, il ne s'agit plus d'une erreur mais d'un mensonge.

    Disons le donc clairement : France 3 ment. Comme ont dit désormais dans le milieu, France 3 fait des fake-news. On parle alors de désinformation, voire, de propagande :

    La désinformation est un ensemble de techniques de communication visant à tromper des personnes ou l'opinion publique pour protéger des intérêts (privés ou non) ou influencer l'opinion publique. L'information fausse ou faussée est à la fois « délibérément promue et accidentellement partagée ». Elle est parfois employée dans le cadre des relations publiques. Le sens de ce mot, apparu au dernier quart du XXe siècle et proche des termes propagande, canular et rumeur, connaît des variations selon les auteurs.

    Pour rappel, encore, France 3 est une chaîne publique, qui fait partie d’une société dont le seul actionnaire est l’État.

    Mise à jour
    France 3 fait ses « excuses » : https://twitter.com/JTweFrance3/status/1074375133551357952
    Ses excuses… Franchement… À aucun moment ils ne disent quel est le problème, ni ce qu’ils ont fait. Ce n’est pas une excuse ça : ils s’enfoncent encore plus.

    image d’en-tête de Ben Raynal

  • Sunday 16 December 2018 - 21:45

    Voir :

    Bon, on va jouer un petit jeu.

    Voici le selfie :

    selfie benalla
    Voici deux pistolets.

    ii

    À gauche, c’est un pistolet à eau.
    À droite, c’est un Glock (l’arme de service de la police).

    La devinette : sans calculatrice et sans tricher, saurais-tu deviner quel est le pistolet à eau que M. Benalla, pointe sur les gens dans le selfie ? Attention, c’est une question difficile.

    Selon M. Benalla lui-même, il tient dans sa main un pistolet à eau (donc celui de gauche).

    Si vous mettez en doute ce qu’il dit, bravo ! Vous n’êtes pas con (par contre vous risquerez peut-être la prison). Autrement, vous êtes con.

  • Saturday 22 December 2018 - 14:12

    logo de la banque postale
    Ma banque est la Banque Postale.

    Depuis assez longtemps, ils ont le système « Certicode », leur système d’authentification à deux facteurs (2FA) qui fonctionne en semaine (me demandez pas pourquoi, les week-ends ce truc ne fonctionne pas).

    Je reçois un message dans leur messagerie me disant que bientôt ils vont passer ça à Certicode Plus :

    Dans quelques mois, l’accés à vos comptes en ligne depuis l'Espace Client Internet ou l'application mobile sera soumis à une sécurisation plus forte.

    (on passera sur la faute d’orthographe)

    En explorant un peu, je découvre ça :

    Certicode Plus est le nouveau service d’authentification forte permettant de sécuriser la validation des opérations dites « engageantes ou sensibles » réalisées depuis l’Espace Client Internet ou depuis l’application mobile La Banque Postale.

    En gros : que j’utilise le site web ou l’application, Certicode Plus sera nécessaire.

    Certicode Plus fonctionne avec l'application La Banque Postale installée sur votre smartphone ou tablette. Si vous n'êtes pas équipé d'un smartphone ou d'une tablette, nous vous invitions à prendre contact avec votre conseiller.

    En gros : je devrais installer l’application mobile.

    Si vous changez de numéro de téléphone, cela n’a aucun impact sur le fonctionnement de votre service Certicode Plus qui s’appuie uniquement sur votre appareil mobile.

    En gros : le système repose sur l’appareil, et non le numéro de téléphone.

    Honnêtement, ça me fait déjà chier d’avoir à installer une application de force comme ça. Mais quand je vois les autorisations demandées par l’application, je dis stop :

    Donc pour ma sécurité, ma banque devra :

    • connaître les applications en fonctionnement sur mon téléphone
    • savoir où je suis
    • pouvoir utiliser mon téléphone pour passer des appels
    • savoir qui m’appelle et quand
    • accéder à l’intégralité du contenu enregistré sur mon téléphone
    • pouvoir ajouter ou supprimer des données à leur gise
    • prendre des photos et des vidéos avec mon téléphone
    • connaître les réseaux wifi autour de moi
    • se connecter à internet
    • avoir un accès complet au réseau
    • lancer des applications au démarrage
    • faire vibrer mon téléphone
    • l’empêcher de se mettre en veille (et au passage me pomper toute la batterie).

    En prime, cette liste n’est pas exhaustive et pourra être étendue dans l’avenir.

    Vous trouvez peut-être ça normal, mais pas moi.

    Je vais les contacter pour voir, et s’ils n’ont pas de solution, je changerai de banque.

    image d’en-tête de labanquepostale.com

  • Tuesday 01 January 2019 - 15:57

    À l’image de ce que j’avais fait pour Firefox, et dans l’idée de gagner de la place verticale à l’écran, je souhaite avoir mes marques pages sur le côté de l’écran, à droite, plus précisément :

    Ce qui suit est mon bidouillage pour avoir la barre de signets verticalement sous Vivaldi :

    vivaldi with vertical toolbar
    C’est fait sous Linux Mint 19, avec Vivaldi 2.2.1388.37 (Stable, 64 bit).

    Cette habitude m’est venu de l’époque où j’utilisais Opera 12.x, et qui offrait cette fonctionnalité nativement.
    Pour obtenir la même chose sous Firefox, il s’agissait de bidouiller dans les styles interne du navigateur pour donner l’aspect souhaité aux éléments de l’interface (l’interface du navigateur — le chrome comme on l’appelle (rien à avoir avec Google Chrome) — est lui-même du HTML et il peut être modifié avec des CSS).

    Dans Vivaldi, c’est plus ou moins la même chose : l’interface entière est juste un gros template HTML + CSS + JS.

    Il suffit de lancer Vivaldi en mode « débugger » :

    vivaldi --debug-packed-apps --silent-debugger-extension-api

    Ainsi, on peut bidouiller l’interface « en direct » dans les outils de développeurs (en plus de pouvoir bidouiller le contenu de la page web dans l’onglet). Pour inspecter un élément de l’interface (barre d’adresse, onglet, …) il suffit de faire clic-droit dessus et « Inspecter ». Si sous connaissez les outils de développeurs, vous ne serez pas dépaysés.

    Ensuite, il s’agit simplement de manipuler les éléments avec du CSS.

    Une grosse difficulté m’a retardée cependant : quand on modifie la largeur de la barre des marques pages, le javascript s’en mêle et retire les icônes. Ils ne font alors plus partie de l’interface et impossible de les voir sans cliquer sur le bouton avec le chevron. Ceci m’empêche de donner une largeur fixe à la barre et de la positionner à droite.
    J’ai dû ruser : à la place, je garde la barre comme elle est, je la fait pivoter avec transform: rotate(90deg) puis je la déplace avec position: relative;. C’est la seule solution pour que l’élément ne sorte pas du flux du document et conserve sa haute/largeur.

    Bien-sûr, les icônes sont toutes de côté. Ce n’est pas grâce, il suffit de faire tourner les icônes individuellement dans le sens inverse : transform: rotate(-90deg).

    Ensuite, sur le bloc qui contient la page web, on libère une petite marge à droite avec margin-right: 35px. Comme la barre est déplacé de façon relative, elle occupe toujours sa place en haut de l’écran (tout en étant à droite). On remonte donc la fenêtre de navigation : margin-top: -35px
    Et… c’est tout.

    Le CSS global est :

    /* Bookmarkbar : turning it on the side, placing it on the right */
    #app #browser #main .bookmark-bar {
    	transform: rotate(90deg) scale(1, 1)!important;
    	transform-origin: 0% 0%!important;
    	position: relative!important;
    	left: 100%;
    	height: 34px;
    }
    
    /* flip back the individual icons */
    #app #browser #main .bookmark-bar button {
    	transform: rotate(-90deg)!important;
    }
    
    /* gives margins to the main frame */
    #app #browser #main .inner {
    	margin-right: 35px!important; /* gives place to the new bars position */
    	margin-top: -35px!important; /* claims the place from its old position */
    }
    
    

    Enfin, il s’agit de sauvegarder ça dans les fichiers de style de Vivaldi, qui se trouve (sous Linux) là :

    /opt/vivaldi/resources/vivaldi/style/common.css

    C’est là que je ne sais pas si ce fichier sera un jour écrasé ou non par une mise à jour du navigateur. Il doit probablement y avoir un fichier CSS utilisateur pour Vivaldi, mais je ne l’ai pas trouvé.

    ÉDIT : La réponse est "non" : le fichier sera écrasé à chaque mise à jour. Donc il faudra remettre ce code dans le fichier CSS à chaque fois (ça prend 10 secondes toutes les 6 semaines).

    En tout cas, ça marche pour le moment.

  • Saturday 05 January 2019 - 17:30

    schémas d’un PCB
    Ceci est une réflexion inspirée de cet article (avec lequel je suis assez d’accord) :

    Je suis totalement pour permettre aux jeunes de découvrir le monde du code : ils utilisent déjà pour la plupart des logiciels et des « choses » qui existent grâce au code. Je ne vois donc pas de raison pour leur fermer la voie. Autant pour la pyrotechnie, l’aviation ou l’armurerie, je comprends, autant pour le code, non.

    D’un autre côté, si ils veulent laisser des profs enseigner le code, il va falloir faire évoluer le système en profondeur. On ne peut pas apprendre à quelqu’un a devenir un codeur, comme on n’apprend pas à quelqu’un à devenir un peintre ou un musicien.

    Le code, c’est une machine à erreurs

    Premièrement, je vois mal des profs (actuels et en France, je ne saurais le dire pour ailleurs) enseigner aux élèves à coder. Pour la simple raison que l’enseignement actuel est basé sur le par-cœur et sur « l’interdiction » de faire des erreurs.

    Pour l’instant, que ce soit en math, en français ou en physique, si tu fais une erreur, on te retire un point : l’erreur c’est mal.

    Or, la prog, c’est tout le contraire justement.
    Personne, même après 30 ans, n’écrit un code qui fonctionne du premier coup. On fait des milliers d’erreurs avant d’avoir une seule fonction qui fonctionne, et on en fera mille autres pour la fonction suivantes, et ainsi de suite.

    Dans la plupart des langages, si on fait un code faux, le compilateur indique où se trouve l’erreur, comment la corriger et pourquoi elle est là, mais elle laisse toujours le soin à celui qui code de corriger l’erreur. C’est une sacrée différence avec l’enseignement d’une autre langue comme l’anglais, par exemple, où l’on donne d’abord la bonne réponse (la bonne prononciation, la bonne conjugaison, etc.) puis on dit « répète après mois ».

    Je ne connais aucune autre discipline où l’apprentissage est autant basée sur l’erreur que le code.

    La musique ? Non : on te dis comment faire un "la", tu fais un "la". Si tu fais un "do" tu es puni car tu ne fais pas exactement ce qui est demandé.
    L’art ? Non. Les math, la grammaire, l’anglais ? Pareil.
    Le sport ? Non : c’est pas basé sur l’erreur, mais sur le progrès permanent. C’est important, mais c’est pas pareil. Et puis dans les sports de duel, l’erreur de l’un est le contraire d’une erreur pour l’autre, donc il est impossible de ne pas voir d’erreurs en sport.

    En code, il n’y a pas de bonne réponse

    Deuxièmement, parce que le code c’est de l’art : il y a 10 000 façons d’arriver au même résultat. Certains auront des avantages que d’autres n’ont pas, mais ça ne veut pas dire qu’il y a des codes "faux" et des codes "justes".

    Or, combien de fois, en math par exemple, des points sont retirés sur une copie non pas parce que le résultat est faux, mais parce que la méthode pour parvenir au résultat n’est pas celle vue avec le professeur ? Ça arrive très souvent.

    Parfois c’est justifié : dans un cours sur la trigonométrie, si on demande de calculer la longueur d’un côté d’un triangle, il faut utiliser la trigo et pas Pythagore.
    Mais la « vraie vie » ne marche pas comme ça, et la prog non plus.

    Aussi, qui dit « plusieurs façons de faire », dit « un choix à faire ».

    Là encore, vous avez déjà vu la tête d’un gamin à qui on dit « tu choisis la méthode que tu veux » ? Ils sont perdus : ils ne savent pas choisir !
    Trop habitués aux consignes du style « En utilisant le cosinus, calculer x. » ou « En vous servant de Pythagore, trouvez x. ». Alors qu’une consigne du style « Déterminez x. » serait tellement mieux, ne serait-ce que pour l’élève déterre lui-même les outils adéquat à la résolution du problème.

    Généralement, les examens finaux (brevet, bac) sont fait comme ça : il s’agit de trouver la réponse qu’importe l’outil utilisé. Mais c’est souvent la première fois que l’élève se trouve face à ce genre de question et il panique.

    Le code, c’est des tas de choix à faire : quel langage ? quel framework ? quelle fonction ? quelle API ?
    Et je ne parle pas des versions, de l’IDE ou du nom des variables… Quand on voit le nombre de gens qui râlent sur la diversité des distributions Linux et sur l’impossibilité de faire un choix, c’est mal barré…

    La prog, c’est sans cesse faire des choix, des choix, des choix…

    … et bien-sûr, forcément, parfois on fait le mauvais choix : utiliser du C pour faire un formulaire de renseignement pour un contact, c’est une mauvaise idée.
    Du coup on a encore un choix : rester sur son erreur pour ne pas perdre 15h de travail ? Ou tout balancer et recommencer avec un autre langage plus adapté ?

    Il suffit de voir comment les élèves font de l’art plastique ou font leur exercice de rédaction : c’est rare qu’ils choisissent de recommencer de zéro quand ils ont passé 2h à faire un truc qui n’avance plus…

    Programmer, c’est en fait revenir à ce qu’on faisait à l’école maternelle : si je tombe, je me relève. 1 fois, 5 fois, 20 fois : peu importe. Les jeunes enfants n’ont pas peur de détruire leur sculpture en pâte à modeler ou en légo, s’ils voient que ce qu’ils ont fait ne tient pas debout. Ils cassent tout et ils recommencent.

    Demandez maintenant à un ingénieur à jeter un projet mort-né sur lequel il a balancé 100 k€ : il refusera.
    Tout ça parce qu’il ne verra que les coûts passé, et non le gain à venir de laisser tomber ça : revenir sur des dépenses passées est impossible, donc autant cesser les dépenses inutiles maintenant plutôt que plus tard, non ?
    En toute logique, oui.
    Économiquement parlant, aussi.
    En pratique, aucun cadre d’entreprise ne fera ça, et c’est psychologique (et cette éternelle « interdiction de faire des erreurs » en est probablement la cause).

    Or en prog, justement il faut être logique. Oui, on a le droit de préférer le C au PHP, mais s’il s’agit de faire dans le web, le C est aussi adapté que prendre une voiture F1 pour labourer son jardin.

    Faut pas avoir peur de casser des trucs : c’est comme ça qu’on apprend.
    Et il ne faut pas non plus avoir peur de faire à sa façon, de faire différemment du prof. En code (contrairement à l’orthographe), la différence est une force.

    En code, il n’y a pas d’études puis le travail.

    (l’enphase est bien sur le « puis »).

    Programmer c’est apprendre tout sa vie, constamment.
    Que ce soit une nouvelle API, un nouveau langage, ou tout simplement de nouvelles choses à faire qu’on ne pensait pas possible avant, l’apprentissage est constant.

    L’école nous dresse pourtant au contraire à apprendre des choses durant 5 ans, recracher ça en 4 heures lors d’un examen, et après c’est bon, on a le droit d’avoir les clés d’un métier pour mettre en pratique tout ce qu’on a appris. Apprentissage, validation, mise en pratique. De temps en temps on a droit à une formation de mise à niveau.

    La prog, encore une fois, c’est différent : on apprend et on met en pratique tout en même temps ; et la validation est-elle instantanée : c’est le compilateur qui nous valide ça à la volée : ton code est faux, ça marche pas, tu t’arrêtes. Ton code est valide, il marche, tu peux continuer.

    Si l’on n’est pas prêt à apprendre de nouvelles choses tous les jours, il ne faut pas coder.
    Peut-être que dans 5 ans le langage que vous maîtrisez aujourd’hui sera oublié : il faudra vous recycler. C’est pas grave, c’est normal. Mais faudra passer par là.

    Ceci est valable pour l’élève qui apprend un langage aujourd’hui, mais aussi pour le prof.

    Pour conclure

    Pour résumer, si j’ai peur d’une chose, c’est que l’enseignement n’évolue pas assez pour permettre d’apprendre la programmation.

    Le code ce n’est pas écrire des choses justes tout le temps. C’est écrire des choses, fausses et justes, puis corriger peu à peu ce qui est faux.
    Le code ce n’est pas reproduire les mêmes gestes que l’enseignant. C’est faire le choix de ses propres gestes, du moment que le résultat est celui qui est demandé.
    Le code ce n’est pas apprendre 5 ans, valider en 4 heures et travailler durant 40 ans. C’est apprendre en travaillant et valider à la volée tout en même temps.

    Enfin, le code est pour l’instant la seule discipline (avec le sport et éventuellement la musique) que la plupart des codeurs ont commencés par eux-même bien avant que l’école ne les mette sur cette voie.

    Tous les informaticiens jusqu’à maintenant sont surtout des passionnés qui ont débuté dans leur chambre. Personne, ou alors vraiment très peu de gens, ont tapé leur première ligne de code dans une salle de classe (contrairement à une équation, un poème, un paragraphe en anglais, une réaction chimique ou une carte de l’Europe).

    Donc faire découvrir le code à l’école, je suis totalement pour, histoire de révéler des talents cachés chez des jeunes qui adorent ça sans le savoir, mais l’enseigner comme on enseigne les math ou le français, ça promet un échec monumental, qui ne viendra pas de l’élève, ni du prof, ni du langage de programmation enseigné.

    image de Dilshan Jayakody

  • Saturday 05 January 2019 - 23:57

    Ils sont vraiment exceptionnels, nos politiciens :

    capture twitter
    Vu que les CRS sont du mal à matraquer et gazer les manifestants, le préfet de la Somme a décidé d’interdire les casques et masques à gaz sur la voie publique…

    … donc également les casques des motards, des deux-roues motorisés et des cyclistes.

    … et donc vu que le casque est obligatoire pour les enfants à vélo, il est donc interdit pour les enfants de circuler à vélo dans le département de la Somme.

    Woaw.

    (décret initial, page 7)

    Notons que ce décret n’est pas nouveau, et qu’il est identique (à par la date) à ceux lors des manifs précédentes, en Somme ou ailleurs. Ce qu’il faut quand-même retenir, c’est le rayon d’action de telles mesures : techniquement, un gamin en vélo qui se trouve là sera forcément un hors-la-loi :

    • pas de casque, il est hors-la-loi car le casque est obligatoire ;
    • avec un casque, il est hors-la-loi car le casque est interdit.

    Des génies, je vous dit.

  • Monday 07 January 2019 - 12:50

    photo d’une annexe du palais de versailles
    L’impôt tire son nom du fait qu’un peuple « s’impose » le fait de donner une partie de son revenu à l’État, en échange de quoi l’État s’occupe de la maintenance des infrastructures qui profitent à tout le monde : écoles, routes, hôpitaux, services publics, pompiers, police…

    Avec les taxes, l’impôt constitue une rentrée d’argent pour l’État, qui sert ensuite à faire fonctionner tout le pays. Je pense que tout le monde sait ça, ou au moins peut le comprendre.

    Vu tout ce qui se passe en ce moment (gilets jaunes, etc.) on peut penser que les gens ne veulent plus payer tout ça. Du moins, il s’agit de l’image que les médias à la con nous montrent, et celui que les politiciens veulent nous donner du mouvement contestataire.

    À mon avis (toujours), personne ne voudrait retirer leur salaire :

    • aux agents municipaux
    • au personnel hospitalier
    • aux enseignants, profs, chercheurs
    • aux pompiers
    • aux militaires
    • même aux policiers et gendarmes
    • et beaucoup, beaucoup d’autre monde.

    Ni qu’on retire le financement :

    • des ponts et des routes
    • de l’entretien des villes, des parcs
    • de celui des bâtiments publics
    • de celui des institutions publiques
    • etc.

    Bref, au fond, l’impôt est basé sur un consentement à participer, selon ses moyens à maintenir le pays dans un bon état.

    Personne ne peut être contre ça sans également être pour l’idée de ne plus profiter de tout ce que l’État fournit en retour.

    Non. Le problème n’est pas l’impôt.

    Mais…

    Quand certains, sous prétexte qu’ils touchent des milliards, se permettent de ne pas payer leurs impôts grâce à l’évasion fiscale (100 milliard par an) et que l’État en est complice par son inaction, on peut, sous ces conditions, se demander si tout le monde est bien soumis à l’impôt et aux mêmes lois.

    Le problème est là.

    Quand on voit, par ailleurs, les élus toucher des salaires annuels à 6 chiffres, défiscalisés, tout en dormant sur leur lieu de travail où ils vont et d’où ils partent quand ils veulent, le tout avec chauffeur, logement, avion, hôtel, secrétaire payés sur les fonds publics, on se demande si ce n’est pas de l’argent jeté par les fenêtres, alors qu’en bas, le moindre centime est précieux.

    Le problème est là.

    Quand on voit que les mêmes élus cités plus haut se plaignent de ce même salaire à 6 chiffres défiscalisé (trop faible selon eux), et qu’ils sont obligé de manger des pâtes plusieurs fois par mois — entre deux pains aux chocolats à 0,10 € – ou qu’ils n’arrivent plus à payer la garde de leur enfants sans une augmentation de 25 % après seulement 1 an de travail (tel que décrit plus haut) alors que les gens normaux sont parfois au même salaire de misère depuis 30 ans à travailler de 7h à 19h tous les jours, on se demande sur quelle planète ils vivent, ces élus.

    Le problème est là.

    Quand on voit que la République dépense des millions d’euros pour que sa majesté le Sir Macron puisse offrir un service en porcelaine, des rideaux et un tapis à sa majesté Dame Macron, alors que des dizaines de milliers de personnes dorment dehors sur un bout de carton, on se demande pourquoi on appelle ce type encore « notre représentant ».

    Le problème est là.

    Quand on voit que certains députés, toujours les mêmes, sont en grande partie sous le coup d’une poursuite judiciaire, n’arrivent pas à justifier des dépenses, mentent, insultent, menacent ou juste tabassent des gens, on se demande si le prérequis pour être député est le CV ou le casier judiciaire.

    Le problème est là.

    On est gouverné par des gens qui ne savent pas vivre. Qui ne connaissent pas la vie des français « moyens ». Qui vivent dans leur monde, d’or et de diamants, un monde où ils ne payent rien. Qui n’ont jamais eu un autre travail que celui d’élu payé par le contribuable (et qui viennent ensuite faire des leçons aux soi-disant « assistés »).
    On est gouverné par des gens qui laissent passer 100 milliards d’euros et ferment les yeux dessus, mais qui continuent quand-même de taper sur les plus pauvres (chômeurs, etc.), de faciliter le licenciement, de détruire le service public, de défoncer nos droits et acquis sociaux qui permettent justement aux plus pauvres de parfois — non pas vivre — mais survivre.
    On est gouverné par des gens qui considèrent l’argent comme illimité et pour laquelle la réponse est systématiquement « le contribuable ».

    Dans ces conditions là, le problème n’est pas l’impôt et les taxes : c’est ce qui en est fait.

    Si on ne dilapidait pas des milliards en salaires honteusement élevé pour des gens qui ne savent rien de la France et de ses habitants, si l’État appliquait à lui-même les « efforts » qu’il demande de faire à chacun, si sa majesté le Sir Macron cessait de nous prendre pour des cons et commençait par donner l’exemple de ce qu’est la vie en 2019 en France dans un contexte d’austérité, d’efforts pour l’économie et le climat, on n’en serait peut-être pas là.

    Et si il s’avère que le gouvernement demande, dans ce contexte, encore une fois de plus, aux gens plus honnêtes, plus économes, plus responsables et plus pauvres qu’eux de devoir s’acquitter d’une nouvelle taxe, oui, le vase déborde et c’est normal.

    Références :

    image d’en-tête de Eos Clio

  • Monday 07 January 2019 - 22:57

    Le site web accessible depuis l’adresse « http://localhost » correspond à la boucle local : si votre ordinateur est accessible sur le port 80 dans votre navigateur, alors le site qui s’affiche correspond à votre ordinateur.

    Ceci est vrai pour chaque internaute : par conséquent, obtenir un certificat SSL/TLS pour localhost est impossible (vu que le certificat sert justement à identifier un site unique).

    Généralement, on utilise localhost pour avoir un serveur sur son propre ordinateur, pour pouvoir coder en local, par exemple. Aussi, il est parfois nécessaire d’avoir du https en local (surtout maintenant que les navigateurs considèrent tous les sites sans https comme dangereux).

    Pour ça : mkcert.

    Ce petit programme très simple va créer un certificat, non pas auto-signé (ce que les navigateurs n’aiment pas), mais signé par votre certificat personnel ! Par conséquent, les navigateurs le verront toujours comme valide !

    Pour activer tout ça sous Apache, sous Linux Mint, on va :

    • télécharger et installer mkcert
    • produire un certificat
    • activer le https dans apache (le serveur web)
    • l’activer pour localhost

    Télécharger mkcert

    Ça se passe ici. Perso je prends le fichier binaire directement (ici) : je prends le mkcert-v1.2.0-linux-amd64 et je l’enregistre sous le nom « mkcert » dans le dossier « ~/.mkcert ».

    En ligne de commande ça donne (on crée le dossier, on récupère le fichier, on le marque comme exécutable) :

    mkdir ~/.mkcert && cd ./.mkcert
    wget -O mkcert https://github.com/FiloSottile/mkcert/releases/download/v1.2.0/mkcert-v1.2.0-linux-amd64
    chmod +x mkcert

    Mkcert a aussi besoin de certutils, un outil tiers, qui (sous Linux Mint) se trouve dans les dépôts :

    sudo apt install libnss3-tools

    Produire un certificat

    Là, c’est tout con, on va produire un certificat avec mkcert. Juste deux commandes.

    On créer un certificat local, puis on l’applique à un certificat pour localhost :

    ./mkcert -install
    ./mkcert localhost

    Cela va créer deux fichiers, localhost.pem et localhost-key.pem

    Activer le HTTPS dans Apache

    Ensuite, on active le site HTTPS (sur le port 443) dans Apache.

    On active SSL :

    sudo a2enmod ssl

    On configure le site dans le fichier de conf (remplacez xed par gedit sur Ubuntu) :

    sudo xed /etc/apache2/sites-available/default-ssl.conf

    Trouvez la ligne suivante :

    DocumentRoot /var/www/html

    Et mettez-y la racine de votre site (perso c’est /var/www).
    Allez ensuite sur la ligne où l’on désigne les certificats, puis remplacez les chemins vers les chemins des deux fichiers créés par mkcert (attention, mettez bien le chemin complet, sans le « ~/ », donc avec /home/$user ») :

    SSLCertificateFile	/etc/ssl/certs/ssl-cert/snakeoil.pem
    SSLCertificateKeyFile /etc/ssl/certs/ssl-cert/snakeoil.key
    SSLCertificateFile	/home/timo/.mkcert/localhost.pem
    SSLCertificateKeyFile /home/timo/.mkcert/localhost-key.pem

    Enregistrez le fichier et fermez Xed (ou gedit).

    Activer le site

    Il reste à activer le site dans Apache.

    cd /etc/apache2/sites-available/
    sudo a2ensite default-ssl.conf

    Puis on relance le service Apache. Selon que vous utilisiez systemd ou pas, c’est l’un ou l’autre de ces deux commandes (prenez la première qui fonctionne) :

    sudo systemctl restart apache2
    sudo service apache2 restart

    Si tout s’est bien passé, votre site est désormais actif sur le port 443, en HTTPS, et avec un certificat détecté comme valide (en vert et sans erreurs) : localhost:443 :

    le site localhost est bien en vert avec le cadenas
    Voilà voilà !

    Sources de l’info

  • Sunday 13 January 2019 - 23:00

    On dirait que le grand débat est ouvert, et Macron demande l’avis de la population :

    C’est pas l’endroit, mais je commence ici avec quelques idées.
    Il n’est pas exclu que j’envoie tout ça un jour à ma mairie (même si, j’avoue être très pessimiste sur la prise en compte de tout ça, non pas seulement pour mes idées, mais surtout que, d’expérience, les élus à tous les niveaux sont connus pour ignorer l’avis d’un citoyen de base).

    Bref, voici mon grain de sel…

    Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l'action publique.

    Je propose qu’on commence par des mesures simples. Pas forcément les plus importantes, mais elles auront (j’en suis sûr) pour impacte de réduire les tensions actuelles :

    • qu’on cesse les dépenses inutiles, celle qui ne profitent pas à la société. Vaisselle ou carpettes à 500 000 € pour commencer, et ensuite abolition des déplacements en jet pour les déplacements diplomatiques au profit de l’avion civil lorsque possible. Ce ne sont que des exemples, mais ça donne une idée de quoi je parle.
    • qu’on paye les élus comme tous les fonctionnaires / travailleurs. Pas d’exceptions. La prise en charge de leur frais est déjà un avantage suffisant. Un représentant devrait commencer par vivre avec des moyens de ceux qu’il représentent, histoire de savoir de quoi ils parlent (cf : les pains au chocolats à 0,10 €). Y a pas de raisons que les employés de la république aient des avantages aussi indécent (et coûteux) qu’actuellement.
    • pour élargir : qu’on fasse payer les impôts à tout le monde. L’évasion et la fraude fiscale sera punie à hauteur de ce qu’elle représente : un vol à la société, au peuple, aux citoyens. Aucune exception.

    Quand tout le monde sera logé à la même enseigne, on pourra discuter sur des ajustements d’impôts, de taxes, qui impacteront alors tout le monde sans exception. Pas avant.

    Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c'est l'organisation de l’État et des collectivités publiques.

    Beaucoup de choses ont déjà été faites avec la fusion des régions.

    Je n’ai pas trop de recul sur ces points, si ce n’est que j’ai toujours été pour l’idée d’un système fédéral, avec une politique régionale adaptée à chaque région (et donc forcément moins uniforme entre les régions). Le rôle de l’État sera de garantir un juste financement des différentes régions.

    La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir.

    Si j’exclue mon avis selon laquelle je considère l’avenir de l’humanité comme déjà foutue (l’économie et la finance ont eu raison de la survie à long terme de notre espèce. Tout ce qu’on peut faire, c’est laver notre conscience), je propose ce qui suit.

    Pour ma part, il faut cesser le production d’électricité à base d’énergie fossile. En France déjà, et surtout inciter le monde à nous imiter. Les énergies fossiles sont une solution simple mais sales.

    Les énergies renouvelables sont importantes et serviront de source d’ajustement dans un premier temps, avant que le parc ne soit réellement productif. À court et moyen terme, l’essentiel ne pourra venir que du nucléaire (seule source d’énergie assez puissante pour couvrir les besoins).

    Une éducation devra être faite autour du nucléaire pour la démystifier.
    Une renationnalisation des centrales devra être effectuée pour que l’énergie redeviennent un bien commun, sans besoin de rémunérer des investisseurs privés, et où la sécurité reprendra la première place devant la rentabilité.

    Les filières du thorium seront prises au sérieux. La recherche sur la fusion sera prise au sérieux également.

    L’important travail autour de la mise à niveau maisons, immeubles, etc. sur le plan des économies d’énergie (isolation, etc.) devra être poursuivi. On s’améliore sans cesse, mais il faut continuer à améliorer l’existant. La meilleure solution pour réduire notre empreinte carbone est encore de réduire le gâchis et les pertes actuelles.

    Les pompes à chaleurs, par exemple, permettent de produire 2x, 3x, 4x plus de chaleur en hiver que ce qu’elles ne consomment en courant (2 000 W, 3 000 W, 4 000 W de chaleur pour 1 000 W électrique consommé !).
    Ce genre d’installation très économes devrait remplacer les radiateurs « grille pain » dans toutes les nouvelles habitations.

    ÉDIT : Damien me signale que le chauffage électrique « grille-pain » est interdit dans les maisons neuves depuis 2005, et que les pompes-à-chaleur (ou bois, ou solaire) sont obligatoires depuis 2012. Sur des maisons neuves. C’est une très bonne nouvelle, également pour la facture EDF.

    Du coup, je met à jour : si l’écologie est vraiment plus importante que le fric, qu’on fasse en sorte d’installer des PAC dans les vieilles maisons : le gain sur la facture ne peut-être que bon (perso, je divise facilement ma facture annuelle par 2, mon appartement très mal isolé étant entièrement électrique…).

  • Thursday 17 January 2019 - 17:21

    meme thumb up rage face
    Comme tu sembles perdu dès que ça touche à Internet, laisse-moi t’aider, je suis là pour ça !

    Tu as un site de presse sur lequel tu publies tes beaux articles ?
    Tu ne veux pas que Google indexe tes beaux articles ?

    Voici la solution, très simple :

    • Tu ouvres ton application Bloc-Note sur ton ordinateur
    • Tu copies ça dedans :
    User-agent: Googlebot
    Disallow: /
    • Tu enregistres ce fichier sous le nom robots.txt.
    • Tu uploads ce fichier à la racine de ton site, et maintenant Google Image ne viendra plus indexer tes images.

    Enfin, dernière chose, maintenant que Google ne vient plus te « voler » : tu arrêtes de nous casser les couilles avec une taxe à la con simplement parce que t’es un incompétent qui ne sait pas lire la documentation.

    Merci.